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Editorial

Bon débarras

Que retenir de 2021? C’est une année triste et difficile pour tout le monde. Comme à chaque début d’année, on était plein d’espoir, on s’attendait à une année formidable sur tous les plans, bien meilleure que sa devancière. Ça n’a pas été le cas. Coronavirus est revenu saper le moral des uns et des autres dès le premier trimestre. Il a emporté avec lui beaucoup de célébrités du monde du show-business ou de la politique. La crise sanitaire a paralysé toutes les activités économiques. La pauvreté s’est ainsi enlisée davantage. Selon les chiffres de la Banque Mondiale, 1,7 millions de personnes ont rejoint la classe des nouveaux pauvres.

Tout a été compliqué par le délestage et la coupure d’eau. La situation est très critique à ce propos. Le délestage devient d’éternels coupures alors que le « geneaucide » frappe toute l’étendue du pays. La situation financière de la Jirama ne lui permet plus d’honorer les factures de ses fournisseurs. C’est en termes simples la cause de ces désagréments qui mettent la population hors d’elle dans plusieurs quartiers. La Jirama se perd dans des explications fallacieuses à propos de la vétusté de ses installations, l’insuffisance de la pluie, des pannes de machine… À force de jouer sur les incidents, la Jirama se trouve à bout d’argument pour leurrer la population, abonné ou pas.

Il va sans dire que la coupure d’électricité a exactement les mêmes conséquences que le confinement sur les activités économiques en particulier les petites et moyennes entreprises privées de groupes électrogènes pour suppléer la Jirama.

On espère que les problèmes d’eau et d’électricité vont se régler dès le début de l’année 2022 en même temps que les autres problèmes.

Dans les autres chapitres tout n’a pas été rose. La hausse des prix a éructé davantage le pouvoir d’achat de la population déjà insignifiant. Les circonstances semblent s’acharner sur nous puisque les efforts du gouvernement se sont heurtés sur une crise planétaire d’énergie. En outre une crise de conteneur a triplé le coût du fret maritime. La hausse se répercute inévitablement sur les prix aux consommateurs.

Au volet des choses positives, on aura noté l’inauguration du stade Barea qui constitue un joyau de la capitale quoiqu’on dise. Il y a également l’inauguration ou plutôt la mise en service du nouvel aéroport d’Ivato après des amendements dans le contrat avec Ravinala Airport. C’est également un bijou qui supplante l’aéroport d’époque d’Ivato. Puis il y a la rocade d‘Antananarivo, une petite merveille qui permet de passer de Sud au Nord de la ville en moins d’une heure. Sans oublier les nombreuses réalisations dans les régions. Mais tout cela est masqué par les difficultés insurmontables de la population. Comme on dit ventre affamé n’a point d’oreille et certainement d’œil pour voir ces chefs-d’œuvre et écouter les discours vantant leur mérite.

Il faut ainsi recentrer les efforts en 2022 sur le développement de tout homme et de tout homme. Sinon seul le calendrier changera . Les jours garderont les mêmes noms avec à côté les mêmes difficultés.

1 commentaire

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  • bon débarras en vantant les dépenses de presse tige excusez moi je voulais parler de masturbation intellectuelle d’un prèz qui préfère le faste et les ors du pouvoir plus tôt que le bien être de son peuple; alors envoyez le bouler par les urnes; alors là, « BON DÉBARRAS » titrer vous pourrez . . .