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Editorial

Vœu…nin

Ouf! Elle est partie cette année à oublier. Qui l’eut cru? Il y a un an, l’année 2020 était accueillie avec tous les espoirs, tous les vœux possibles. On savait pourtant que depuis l’apparition du coronavirus en Chine au mois de décembre 2019, le monde entier n’était pas à l’abri d’une pandémie. Certains pays, certains dirigeants n’y croyaient pas du tout. Beaucoup de pays comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne, quelques pays d’Afrique étaient réticents au confinement. Cette mesure allait causer beaucoup de dégâts pour plusieurs secteurs économiques. Le tourisme et le transport aérien sont les plus touchés. Ils ne pourront pas s’en relever de sitôt. C’est d’autant plus vrai que la Covid-19 a repris un second souffle en Europe et en Amérique. Elle a repris de la force et s’annonce davantage redoutable.

Autant le dire, 2020 est passée de vie à trépas, mais on n’est pas encore sorti de l’auberge. Loin s’en faut. Avec l’ampleur prise par la pandémie, l’autarcie risque de perdurer. La mondialisation est en train de présenter ses revers. Il suffit qu’un pays soit affecté pour que le monde entier souffre simultanément. Ils sont dévastateurs pour les petits pays dont les moyens financiers sont dérisoires pour pouvoir soutenir le secteur économique à bout de bras. Il ne faut pas ainsi trop jubiler à accueillir la nouvelle année 2021. Le pire serait à venir à l’allure où la Covid-19 va.

Le monde se trouverait peut être à une phase de déliquescence inquiétante pour l’avenir de l’espèce humaine. Outre la pandémie, Madagascar a été confronté à de sérieux problèmes d’épuisement de ressources causé par une dégradation galopante de l’environnement. L’énergie, l’eau, la nourriture, le bois… se raréfient de plus en plus à une vitesse exceptionnelle. Le drame est d’autant plus grave qu’on ne sait pas comment stopper l’hémorragie, comment renverser la tendance avec une population de plus en plus pauvre, de plus en plus inculte et mal éduquée. Toutes les volontés, tous les projets de développement ne servent pas à grand chose face à un bloc humain incapable d’assimiler quoi que ce soit, et imperméable à tout changement.

On aura ainsi beau se souhaiter le meilleur pour la nouvelle année, on risque de déchanter très vite comme l’année passée. L’année deux mille vœux…nins est passée mais les faits n’augurent rien de bon pour l’avenir. On croise les doigts.

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