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Rétrospective – Année de tous les déboires

La  crise  aura  été  plus  sociale  et  économique que  sanitaire.

Terrible pour le secteur privé. 2020 aura été l’occasion d’un crash test grandeur nature pour les entreprises. La résilience est encore de mise pour l’année prochaine.

Annus horribilis. C’est de cette manière générale que le secteur privé, par l’intermédiaire du président du groupement des entreprises de Madagascar (GEM) définit l’année qui s’achève aujourd’hui. « En plus du volet sanitaire, la pandémie aura impacté largement sur le plan économique pour la grande île » explique Thierry Rajaona, président du GEM, hier à l’occasion d’une rencontre avec la presse en vue de dresser un bilan de l’année pour ce qui est de son groupement.

Ainsi, sans sous-estimer les dégâts humains du virus, le président du GEM avance que les conséquences les plus palpables du Covid-19 se situent plutôt sur une dimension plus économique que sanitaire. Les secteurs tournés vers l’extérieur comme le tourisme ou le secteur textile axés sur les activités d’exportation sont les premières victimes et ce, dès le début. Mais face à cette perte du gros marché de touristes en raison de la suspension des lignes aériennes et la cessation des commandes extérieures des produits textiles produits à Madagascar, il y a toute une chaîne impactée par la crise mondiale liée au coronavirus.

On peut également parler du cas de la vanille ou d’autres produits de l’agriculture qui se retrouvent sans preneur en raison de la crise sanitaire qui entraîne le ralentissement de toutes les activités. Par exemple, lorsque la Chine, qui est l’usine du monde, prend l’initiative d’affecter une majeure partie de sa production pour sa propre consommation locale, c’est le monde qui peut se retrouver sans fournisseur de médicaments. Madagascar dépend beaucoup des importations chinoises en matière d’approvisionnement, d’une part et des marchés occidentaux en matière de débouchés, d’autre part.

Patauger

La crise sanitaire et économique des deux bouts de la chaîne n’est pas sans impacter significativement l’économie malgache. Rien que pour le secteur touristique, les enseignes de ce secteur d’activités ont dû mettre des dizaines de milliers de salariés au chômage technique. Emportée dans ce même sillage avec la suspension des vols internationaux, la compagnie aérienne nationale patauge jusqu’à présent. En plus des difficultés pour trouver la bonne personne pour prendre les rênes de la compagnie, Air Madagascar tarde toujours à accoucher de son nouveau plan de redressement prévu être opérationnel depuis octobre.

Le secteur extractif non plus n’a pu échapper à la pandémie. D’après le bilan dressé récemment par les membres de la chambre des mines, les chiffres affichent un taux de chômage technique entre 60% et 80% selon les entreprises. « La principale mine du pays est à l’arrêt depuis le mois de mars. On estime que l’impact sur le secteur minier de la pandémie se chiffre par un manque à gagner de l’ordre de 40 à 60 millions de dollars par mois » expliquait Jean Luc Marque­toux, le président de la Chambre des mines à Antaninarenina en novembre. En somme, la pandémie aura impacté tous les niveaux sans alors que les mesures entreprises n’impactent réellement sur les secteurs économiques.

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