Editorial

Mor…vœux

Que peut-on encore se souhaiter pour la nouvelle année ? Les mêmes choses qu’il y a 2020 années mais qui ne se sont jamais réalisées. On a commencé 2019 avec tous les espoirs et les illusions d’un nouveau pouvoir qui a tant promis pendant la campagne électorale. On l’a terminée avec de la lumière pleine la vue, du moins dans la capitale, dont les rues et les places publiques sont ornées d’oriflammes lumineuses et n’ont rien à envier aux grandes villes du monde.

On avait entendu dire que le développement n’attendrait pas cent jours. Mais il est bien clair que les hommes proposent, la nature dispose. Si le côté jardin a émerveillé la population, riche ou pauvre mêlée dans la gratuité du spectacle, le côté cour reste à parfaire. La lumière a justement fait défaut à plusieurs villes, plusieurs foyers, plusieurs sociétés et industries, cette année. Le redressement de la Jirama, une des priorités du pouvoir qui a promis une réduction du tarif à travers la révision du contrat des fournisseurs de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, reste un chantier entier. Le ministre de l’énergie, de l’eau et de hydrocarbures a été éjecté de son siège après une pénurie de carburant qui vient aggraver la situation. Quelques semaines plus tard, il se retrouve à la tête de la Jirama.

Pour la population, dans sa globalité, le plus important est d’abord de résoudre les problèmes fondamentaux du quotidien. Elle n’a qu’un vœu à faire mais qui risque d’être mort…vœu, c’est de rêver de la fin du délestage, de pouvoir se laver au robinet, de pouvoir dormir les yeux fermés, de pouvoir manger du riz matin, midi et soir, de pouvoir fêter Noël et Nouvel An sans remuer ciel et terre, de pouvoir se rendre au travail avec un vrai transport public, de pouvoir soigner une insuffisance rénale sans quémander. C’est tout, la liste est très exhaustive et exprime les besoins élémentaires d’un citoyen lambda. Son sommeil est si surchargé de soucis et d’incertitude qu’il n’a plus de place pour d’autres rêves.

2020 ne s’annonce pas une année de détente. Mais on espère toujours qu’elle sera mieux que sa devancière même si tout le monde regrette les années 60-70-80 où le riz coûtait 7 ariary le kilo, le ticket de bus 2 ariary, l’œuf 4 ariary, les bonbons dix pour un ariary…

1 commentaire

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  • Bonjour,

    Votre texte va à l essentiel, 2
    2020 sera ce que les malgaches honnêtes et courageux en décideront ; je souhaite á ces enfants, femmes et homme de faire les bons choix à chaque instant de la journée.
    Bonne journée!