Engagement. Un mot qui pourrait résumer la vie publique de Mathilde Rabary. Une vie que son fils Paul Rabary, ministre de l'Éducation nationale, a résumée dans une publication sur sa page Facebook, lui rendant un dernier hommage. « Je suis ce que je suis aujourd’hui grâce à ma mère, qui a toujours inculqué à ses enfants les valeurs de respect, de l'effort et de l'engagement. Elle a fait de sa vie un combat pour la défense des droits de l’Homme, en particulier, ceux de la femme en étant médecin, juriste et députée de Madagascar. Elle a reçu le prix du courage féminin décerné par le Fonds des Nations Unies pour les populations (UNFPA). Elle reste et restera un modèle pour moi », a publié le membre du gouvernement. L'un des faits d'armes qui a renforcé la réputation de Mathilde Rabary, dans son engagement pour la lutte pour les droits de la femme, notamment, remonte à l'année 2004. Ayant fondé une clinique juridique dénommée « Mifohaza », l'avocate avait alors, défendu une femme qui, durant sa garde à vue, avait été violée par quatre policiers. Seule contre le corps de la Police Nationale qui a fait bloc pour blanchir ses éléments, l'ancienne parlementaire n'a pas lâché l'affaire. Mathilde Rabary et ses collaborateurs au sein de Mifohaza, composé essentiellement de jeunes juristes, sillonnaient alors le pays, pour faire connaître leurs droits aux citoyens, aux femmes en particulier. La clinique s'occupait des faits de violence au foyer, des disputes relatives au droit de propriété et des cas de torture. Cet engagement sans faille avait valu au docteur Rabary de se voir décerner le prix du courage féminin 2008, de l'UNFPA. « Arriver à ce stade de reconnaissance internationale est une vraie consécration. Je me souviens encore des six mois où ma famille et moi avions dû rester dans l'ombre. Heureusement que tous m'ont soutenue », avait-elle déclaré à l'Express de Madagascar, à l'époque. Ayant été élue députée, en 1998, Mathilde Rabary, a également, affirmé son engagement dans la défense des droits humains sur la scène politique. La juriste a porté, notamment, plainte contre le gouvernement pour violation des droits de l'Homme, en 2002. Garry Fabrice Ranaivoson
Engagement. Un mot qui pourrait résumer la vie publique de Mathilde Rabary. Une vie que son fils Paul Rabary, ministre de l'Éducation nationale, a résumée dans une publication sur sa page Facebook, lui rendant un dernier hommage. « Je suis ce que je suis aujourd’hui grâce à ma mère, qui a toujours inculqué à ses enfants les valeurs de respect, de l'effort et de l'engagement. Elle a fait de sa vie un combat pour la défense des droits de l’Homme, en particulier, ceux de la femme en étant médecin, juriste et députée de Madagascar. Elle a reçu le prix du courage féminin décerné par le Fonds des Nations Unies pour les populations (UNFPA). Elle reste et restera un modèle pour moi », a publié le membre du gouvernement. L'un des faits d'armes qui a renforcé la réputation de Mathilde Rabary, dans son engagement pour la lutte pour les droits de la femme, notamment, remonte à l'année 2004. Ayant fondé une clinique juridique dénommée « Mifohaza », l'avocate avait alors, défendu une femme qui, durant sa garde à vue, avait été violée par quatre policiers. Seule contre le corps de la Police Nationale qui a fait bloc pour blanchir ses éléments, l'ancienne parlementaire n'a pas lâché l'affaire. Mathilde Rabary et ses collaborateurs au sein de Mifohaza, composé essentiellement de jeunes juristes, sillonnaient alors le pays, pour faire connaître leurs droits aux citoyens, aux femmes en particulier. La clinique s'occupait des faits de violence au foyer, des disputes relatives au droit de propriété et des cas de torture. Cet engagement sans faille avait valu au docteur Rabary de se voir décerner le prix du courage féminin 2008, de l'UNFPA. « Arriver à ce stade de reconnaissance internationale est une vraie consécration. Je me souviens encore des six mois où ma famille et moi avions dû rester dans l'ombre. Heureusement que tous m'ont soutenue », avait-elle déclaré à l'Express de Madagascar, à l'époque. Ayant été élue députée, en 1998, Mathilde Rabary, a également, affirmé son engagement dans la défense des droits humains sur la scène politique. La juriste a porté, notamment, plainte contre le gouvernement pour violation des droits de l'Homme, en 2002. Garry Fabrice Ranaivoson