Politique

Échanges : Faible présence malgache à la TICAD VII

Le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe a fait le tour des stands lors du TICAD VII où Madagascar a été sous-représenté.

L’émergence économique délaissée. Tandis que les suites des différents chefs d’États africains sont fortement composées d’entrepreneurs à la TICAD VII, ce n’est pas le cas de la délégation malgache. « La TICAD cette-fois ci est une occasion pour les pays africains d’exposer leurs potentiels entrepreneuriaux. Une exposition est ainsi consacrée pour permettre à chaque pays de valoriser et de faire connaître ses produits et entreprises. Beaucoup d’entrepreneurs africains ne ratent pas l’occasion, c’est d’ailleurs un moment privilégié pour eux de se faire connaître », confie un opérateur économique japonais qui travaille dans le secteur de la pêche dans l’océan Indien.

L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), aidé de l’Association Economique Madagascar Japon expose tout de même le potentiel économique de la Grande-île dans un stand aménagé par l’organisme japonais en charge du commerce extérieur ou JETRO. « Il n’y a eu ni rassemblement ni regroupement des entrepreneurs à Madagascar pour pouvoir effectuer le voyage. Or, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises des autres nations africaines sont nombreux ici. La TICAD n’ayant pas lieu chaque année, c’est une opportunité rare pour Madagascar de pouvoir y promouvoir ses entrepreneurs et entreprises », confie une étudiante malgache actuellement boursière au Japon. Jusqu’à la dernière minute, la délégation malgache conduite par le Président Andry Rajoelina n’a été composée ni d’entrepreneurs ni d’opérateurs économiques.

Regroupement nécessaire

La TICAD VII en dehors de sa formule classique de conférence pour le développement en Afrique, porte sur la révélation de l’entrepreneuriat africain à travers une exposition et un concours de meilleur projet d’entreprise. Un forum des affaires au Japon et en Afrique a également lieu à l’occasion de la TICAD VII.

Actuellement, les entrepreneurs malgaches connus ne sont pas en déplacement au Japon. Selon l’un d’entre eux, « de bouche à oreille, il a été communiqué que les entrepreneurs ou opérateurs économiques désireux d’assister à la TICAD VII peuvent s’y rendre à leurs propres frais ». L’État ne prend donc pas en charge le financement de la présence d’entrepreneurs et représentants d’entreprises malgaches à la TICAD VII. «Visiblement, la délégation malgache sur place compte peu de personnes, sinon des responsables étatiques. Le but de la TICAD VII est de mettre en lien les opérateurs et entrepreneurs qui assurent les échanges et font l’économie. L’administration publique assure juste un rôle régulateur. À la prochaine TICAD, les entrepreneurs et entreprises malgaches doivent se rattraper », suggère un expert financier malgache travaillant au sein d’un groupe japonais. Entrepreneurs japonais et africains discutent ensemble des opportunités d’affaires en ce moment. L’exportation permet à la Grande île de revitaliser l’économie à l’intérieur des frontières, seulement si l’État n’oublie pas de considérer les entrepreneurs à leur juste titre dans leur contribution à l’économie. Lors du sommet réunissant les chefs d’État et de gouvernements présents à la TICAD VII, le Premier ministre japonais a rendu visite aux stands de l’exposition économique Japon-Afrique et il a fait la découverte du dynamisme de l’entrepreneuriat et des entreprises dans les pays d’Afrique. Les issues d’une rencontre officielle entre le Président Andry Rajoelina et le Premier ministre du Japon Shinzo Abe sont attendues.

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