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Chronique

Juif, fondateur du Christianisme

«Lundi 26 juillet, l’Église catholique fait mémoire de sainte Anne et saint Joachim, parents de la Vierge Marie, et donc les saints grands-parents maternels de Jésus. Jeudi 29 juillet, l’Église fait mémoire de sainte Marthe, sainte Marie et saint Lazare, fratrie de deux soeurs et un frère amis de Jésus. Samedi 31 juillet, l’Église fait mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre fondateur de la Compagnie de Jésus».

En dix ans chez les Jésuites, je n’ai jamais fait attention aux noms des grands-parents de Jésus. Il faut dire aussi que découvrir une filiation très humaine à une divinité pouvait perturber un jeune adolescent des cours de religion ou de catéchisme. Les prêtres et les frères auxquels étaient confiés ces cours d’instruction religieuse ne devaient pas non plus être enclins à considérer la dimension socio-politique de Jésus (réformateur ou révolutionnaire, voire fanatique apocalyptique) ni à discuter sa nature: Dieu ou homme?

Déjà, sa judaïté nous était soigneusement passée sous silence. L’Église a longtemps maudit les Juifs pour l’assassinat du Christ. Je pense, pourtant, que la crédibilité de l’instruction religieuse gagnerait à discuter des découvertes scientifiques et surtout archéologiques: que le tombeau du Christ fait partie d’un ancien cimetière juif sur lequel a été bâtie l’église du Saint-Sépulcre, le lieu le plus sacré du Christianisme; que c’est au coeur des ruines enfouies d’une ancienne synagogue que fut découverte la «pierre de Magdala», un autel du premier siècle, sur le modèle du Temple de Jérusalem; que la cité de Sepphoris, capitale romaine de la Galilée, a dévoilé son caractère juif marqué avec des bains juifs rituels et l’absence d’os de porc tandis que la maison d’enfance de Jésus n’en était distante que de 5 kilomètres.

«Jésus: Juif de Palestine, fondateur du Christia­nisme», indique mon Larousse. Et comment Jésus ne serait-il pas Juif quand on sait que Joachim vient de l’hébreu yehôyaqim avec le sens de «celui que Dieu a mis debout», qu’Anna se traduit par «grâce» en hébreu et que Marie dérive de l’hébreu Myriam signifiant «goutte de mer».

En ce 31 juillet, le devoir d’inventaire par le discernement d’un Ancien des Jésuites.

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