Sport

Pétanque – Mondial – Nanah, le vétéran de la sélection

Nanah se présente comme le vétéran de l’équipe nationale malgache, qui disputera le prochain Mondial de pétanque, au Canada. Portrait.

À un peu plus d’un mois du Mondial (13-16 septembre au Canada), la préparation de la sélection malgache bat son plein.
Nous sommes allés à la rencontre des quatre éléments qui défendront le titre planétaire décroché à domicile par la Grande île, en 2016. Parmi eux, Irénée Marie Victor Rajaonarison, plus connu sous le sobriquet de Nanah, est le plus âgé. Né en 1964, il est le plus expérimenté de la sélection dirigée par Tiana Andriam­be­losoa, dit Tin.
Il a gagné le droit de disputer le Mondial grâce à sa victoire lors du cham­pionnat de Madagascar en doublettes constituées, au début du mois de juin. Une compétition durant laquelle il a démontré tout son talent en pointe.

« Sur le terrain, je me positionne le plus souvent en pointeur. Mais j’essaie toujours d’être polyvalent, de manière à compléter l’équipe avec laquellej’évolue. Selon les consignes de l’entraîneur, je peux jouer à une autre place », souligne-t-il.
Le bouliste du FAM Ambo­hipo a débuté la pétanque en 1986, à Betafo. « Je pratiquais le karaté, le basketball, le volleyball, le football et bien sûr la pétanque auparavant. C’est la pétanque que j’ai le plus appréciée. Je me souviens encore quand on misait 2 ou 4 ariary à l’époque à chaque match. C’est de là que tout est parti », se remémore-t-il.

Premier titre en 2016

Nanah baigne donc dans cet univers depuis plus de trente ans. Toutefois, la chance ne lui a jamais souri, jusqu’à cette année : « En 1989, j’ai atteint la finale du championnat national. Idem en 1990, puis j’ai disputé mon premier Mondial en 1991 en France. J’ai attendu 2016 pour remporter mon premier titre national, en catégorie vétérans. Puis j’ai gagné mon premier titre en séniors cette année ». Et quand on lui demande s’il se bonifie avec l’âge comme le vin, il répond juste avec un grand sourire.
La plupart des joueurs malgaches portent des surnoms. On connaît tous les Mims, Ram’s, Coklet, Tiana « Tonnerre » et autres… Chacun possède sa propre histoire à ce propos.
Pour Nanah, il a reçu ce sobriquet, qui n’a rien à avoir avec son nom complet, dès son plus jeune âge : « On me questionne souvent sur ce point en effet. Quand j’étais tout petit, à Morondava, et que je n’arrivais pas encore à bien articuler, je répétais ‘na na na’ à tout bout de champ. Et c’est de là qu’est né mon surnom. »

 

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