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Épidémie – Des cas importés parmi les contaminés

Des tests de diagnostic rapide de la Covid-19 réalisés à l'arrivée.

Une nouvelle vague de l’épidémie peut refaire surface, pendant la saison d’hiver. Plusieurs facteurs favorisent le risque d’une hausse des cas.

DES porteurs du virus de Covid-19 en provenance de l’étranger ont débarqué à Madagascar, depuis la réouverture des frontières. « Il y a plusieurs cas positifs à l’arrivée », ont confié des agents de santé qui effectuent des prélèvements sur les passagers, à l’aéroport international d’Ivato, hier.

Le ministère de la Santé publique a toujours anticipé ce rebond de l’épidémie de coronavirus, avec cette réouverture des frontières. L’existence de cas importés augmente le risque de circulation de nouveau variant de la Covid-19. Et la circulation d’un nouveau variant favorise la recrudescence des cas. Nous sommes, justement, au début d’une nouvelle hausse des cas. Un responsable auprès du ministère de la Santé publique soutient, toutefois, que ce rebond épidémique n’est pas en lien avec les cas importés qui « ne sont pas nombreux ». « Les cas importés sont, jusqu’ici maîtrisés. Détectés à l’arrivée, ils restent confinés pendant quinze jours. », explique-t-il. Il avance que ce sont les cas autochtones qui augmentent petit à petit. « Une nouvelle hausse des cas est prévue au mois de juin. C’est l’évolution logique de la courbe de l’épidémie de coronavirus. Trois à quatre mois après le pic, l’immunité diminue progressivement. », précise ce responsable.

Opération coup de poing

Pendant que l’immunité anti-covid baisse, la population adopte des geste s irresponsables. Les gestes barrières sont très négligés, la réticence à la vaccination anticovid persiste. Et pire encore, des porteurs du virus confirmés refuseraient le confinement et le traitement. En théorie, un porteur du virus doit rester s’isoler pendant quinze jours. « Nous recensons un à deux refus par semaine. Des mesures seront prises à l’encontre de ces personnes », indique le Dr Lalie Raharimamonjy, directeur régional de la Santé publique à Analamanga. Elle fait appel à la responsabilité de chacun dans cette lutte. Un porteur du virus qui erre est un danger public. Il transmet le virus à toute personne qui entre en contact avec lui.

Le ministère de la Santé publique lance une opération coup de poing pour couper la chaîne de transmission du virus. Ainsi, des agents du ministère sont mobilisés pour contrôler les cas positifs et identifier toutes personnes qui sont entrées en contact avec eux. En même temps, le ministère réactive toutes les stratégies de lutte contre la Covid-19.

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