Faits divers

Toamasina – Les tireurs de cyclo-pousse reviennent à la charge

les  tireurs  de  cyclo-pousses  ont  brandi  une  banderole  pour  montrer  leur  insatisfaction.

Hier vers 9 heures du matin, les tireurs de cyclo-pousse ont encore manifesté en brandissant une banderole à partir de Morarano. Ces derniers déplorent l’insuffisance des vivres distribués qui selon eux se résument à trois cannettes, ce qui revient à un kilo de riz par personne. Quelques heures plus tôt, une réunion des tireurs de cyclo-pousses s’est tenue à Morarano, selon le récit de la source.

« La distribution des vivres et des kilos de riz s’est déroulée à Morarano, vers 9 heures du matin. Puis aussitôt la distribution effectuée, les manifestants ont brandi une banderole pour montrer leur mécontentement », indique cette source. Dans la foulée, plus de quatre cents tireurs de cyclo-pousse avec une banderole en main ont bravé les barrages érigés par la police pour les empêcher d’arriver au centre-ville. « Le barrage n’a pas pu contenir les manifestants puisqu’ils étaient trop nombreux », explique la source.

Les tireurs de cyclo-pousse allaient parcourir la ville pour montrer leur colère lorsque des grenades lacrymogènes ont retenti. Maîtrisée à temps, la foule qui se dirigeait vers le centre-ville a été dispersée par les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre.

Réclamation

« Nous avons été contraints d’arrêter la foule qui brandissait des planches et des banderoles, afin de limiter les dérives ou un éventuel pillage, puisque à 10h du matin les supermarchés et magasins étaient encore ouverts », explique une source auprès de la gendarmerie.

Les manifestants réclament la reprise de leur service mais à des heures limitées. Les tireurs de cyclo-pousse espèrent trouver une solution pour pouvoir travailler et gagner leur pain quotidien. « J’ai entendu dire qu’ils voulaient travailler de 6 h jusqu’à midi», indique un habitant de Morarano. À en croire les témoignages, les manifestants ne comptent pas s’arrêter car ils veulent encore poursuivre leur protestation ce jour. Les cyclo-pousses sont parmi les moyens de transports mentionnés par l’arrêté préfectoral pris pour la ville de Toamasina, en ce qui concerne l’interdiction de travailler. hier après-midi, le calme était revenu à Toamasina.