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Témoignage – Une famille malgache guérie du coronavirus

Tous les soirs à 20 h, les gens applaudissent le dévouement du corps médical français.

On peut guérir du coronavirus. Une famille malgache en Haute-Savoie France, en témoigne.

Quatre membres d’une famille malgache en Haute-Savoie, France, ont vaincu le coronavirus. La mère de famille âgée de 30 ans, ses trois enfants, âgés respectivement de 11, 9 et 6 ans, en sont sortis vivants. « Vingt-et-un jours après les premiers symptômes, j’ai refait un dépistage. Le virus est éliminé dans mon corps », témoigne la mère de famille qui a requis l’anonymat.

Ni elle, ni ses enfants n’ont pas eu besoin d’une hospitalisation pour se rétablir du coronavirus. « On ne m’a pas admis à l’hôpital, car je ne souffre pas d’une maladie chronique. Et à 30 ans, mes défenses immunitaires sont élevées, je pouvais affronter le virus. De toute façon, l’hôpital affichait déjà complet », raconte-t-elle.

C’est donc chez elle que cette trentenaire a fait les traitements, avec les médicaments prescrits par les médecins. Pendant sa maladie, elle était confinée dans une chambre, isolée des autres membres de sa famille pour éviter de les contaminer. « Mon mari m’apportait mes repas devant la porte de ma chambre, équipé d’un masque, d’une combinaison et des gants. Ensuite, on lave mes vaisselles dans une lave-vaisselle avec de l’eau bouillante », enchaine-t-elle.

Ses fils, les premiers à avoir été diagnostiqués positifs au coronavirus, sont guéris au bout de quatre jours. Ils auraient attrapé le virus à l’école. « Je les ai emmené en urgence. Leurs températures étaient de 40°C à 42°C. Les médecins ont dit que je peux les ramener à la maison. Selon eux, les enfants se rétabliraient vite du coronavirus. Mais que si au bout de trois jours, leurs températures ne baissaient pas, je les ramènerais à l’hôpital. Et ils ont eu raison, car au bout de quatre jours, mes fils ont été guéris », poursuit-elle.

Pas de panique

Les symptômes de la maladie ont été plus graves chez cette femme. Elle a eu des maux de tête intenses, pendant une semaine. Une forte fièvre de 40°C à 42°C apparaissait, par la suite. Elle souffrait de détresse respiratoire. Des toux sèches persistaient. La nuit, elle ne dormait pas. « Le coronavirus, c’est un peu comme la combinaison d’une grippe et d’un paludisme grave. Je me sentais faible, j’avais des frissons. Je ne présentais pas de rhume durant ma maladie », explique-t-elle. Les évolutions de sa santé, elle les a ressenties dix jours après le début de sa maladie. « Ma température diminuait. Au quatorzième jour, je n’avais plus de fièvre, mais les toux et la détresse respiratoire persistaient », raconte-t-elle.

Cette survivante du coronavirus partage ses expériences et lance un message à tous les Malgaches. « Ne cédez pas à la panique, surtout pour vous qui n’avez pas de maladie chronique. Ensuite, en cas de fièvre, consultez tout de suite un médecin pour éviter le retard du traitement. Mettez-vous au chaud. Suivez tous les conseils des autorités. Si vous le pouvez, restez chez vous. Nettoyez vos mains fréquemment, enlevez les vêtements et les chaussures que vous portez dehors et lavez-les avec de l’eau chaude, tout de suite, si possible », conseille-t-elle.

2 commentaires

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  • Bonsoir , je m’apelle Mofo Lany , je vis dans la rue à Paris depuis 3 ans, même en hiver. La rue à Paris sous 0°C, c’est vraiement Buchenwald; là on approche le fond de la souffrance humaine, le dénuement, la torture telle qu’on dut la connaitre les déportés dans les camps…L’avantage c’est qu’on relativise ..Dans ce milieu de durs à cuire où même une femme de 72 ans , Jeanny de Chatelet les Halles, ne posséde qu’une couverture on s’aperçoit que personne n’est malade !! Les gens n’ont pas de savon dans la rue, ils font caca dans la rue , il fait 0° la nuit. Personne n’est malade ! Personne ne se plaint, on devine une souffrance inhumaine dans un regard, une humilité, un cri, la voix cassé. Ce n’est pas animation de club vacances d’etre un pouilleux à Paris. Personne, absolument personne n’a de fièvre, de coronavirus. Mais les gens meurent de froid, de faim tel ce vieux monsieur que j’ai croisé samedi matin. Un passant a appelé les pompiers. Je pense que nous sommes des enfants gatés. Ceux qui souffrent vraiement ont de la pudeur, n’étalent pas leur petits bobos, gardent la tete haute. Quelle leçon le Corona virus !!!