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Santé publique – Ruées vers les tests de diagnostic du coronavirus

Le test de diagnostic du Covid-19 n’est jusqu’ici disponible que pour les cas suspects.

La psychose du coronavirus s’amplifie. Les tests de diagnostic du coronavirus pour toute la population sont réclamés.

La fréquentation de la Consultation Covid au Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta­Befelatànana (CHU JRB) a connu une hausse, ces derniers jours. De plus en plus de personnes viennent pour effectuer un test de diagnostic du coronavirus. « Effectivement, nous enregistrons une hausse du nombre de personnes qui souhaitent faire le test. Hier (ndlr: dimanche), par exemple, quarante-sept sont venues. Je n’ai pas les chiffres d’aujourd’hui, mais elles sont nombreuses», explique le Professeur Mamy Randria, directeur de l’établissement, hier. Les autres hôpitaux de la capitale enregistrent, également, une hausse des demandes de tests.

Certaines ne présenteraient même pas les symptômes du coronavirus et n’auraient pas été en contact avec des cas positifs. «C’est, surtout, la peur qui les pousse à venir ici. Il y a celles qui craignent d’avoir attrapé le virus, en passant aux alentours d’un hôtel où des malades ont séjourné», ajoute le professeur Mamy Randria.

Le test n’est pas accessible à tout le monde, jusqu’ici. « Nous ne pouvons tester que les cas suspects », souligne un médecin au CHU Anosiala.

Ciblage

Au CHU JRB, les individus qui se présentent à la Consultation Covid, répondent à des interrogatoires avant de passer au test. « S’ils ne présentent aucun symptôme, s’ils n’ont pas été en contact avec des cas suspects ou avérés, s’ils n’ont pas de fièvre et ne présentent pas les signes de la grippe, nous leur demandons de rentrer chez eux. Ils peuvent, toutefois, revenir, en cas de problème », souligne le professeur Mamy Randria. Il précise : « il faut bien cibler les personnes à tester. La gestion rationnelle des intrants est importante».

Selon le professeur Hanta Marie Danielle Vololontiana, nous ne sommes pas encore au stade de dépistage massif. «Nos priorités, ce sont les personnes qui viennent de l’étranger, les cas suspects et les cas contacts, pour éviter les gaspillages», précise-t-elle.

La définition des cas suspects, donc, des personnes à tester, serait révisée, ce jour.

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