Culture

Peinture – « Le monde se plaint » par Natoa Rasolonjatovo

Le jeune peintre sur verre, Natoa Rasolonjatovo, exprime la douleur du monde à travers ses œuvres. 

Le jeune artiste peintre Natoa Rasolonjatovo retranscrit le contexte actuel. Ses peintures sur verre dégagent de l’émotion.

Depuis le début de 2020, le jeune artiste peintre sur verre Natoa Rasolonjatovo s’exprime autrement. Il explore un nouveau concept, tout en gardant la même technique. Il ne se limite plus à évoquer tout simplement la beauté des scènes de vie malgaches sur un support fragile, le verre, mais l’artiste superpose aussi des dessins bien définis, comme si un dessin a été projeté sur un autre. Le résultat prend l’effet d’un vidéo-mapping, s’enrichit en émotion, et possède une forte sensibilité.

Une fresque qu’il a joliment intitulé « Fara-veloma », signifiant « dernier adieu », démontre un visage en pleurs occupant le mât d’une pirogue vezo. « Tsy afa-misaraka », ou « inséparables », fait voir des baobabs jumeaux sur lesquels est projetée l’image de deux gamins. Des silhouettes arpentent le visage d’une femme au regard perdu pour « Embompitadiavana », ou la sueur du travail, tandis que des gamins regardent à travers un petit trou pour décrire « Fahafahana voafetra », ou « liberté limitée ».

L’art soulage

On sent une sorte de tristesse à travers les nouveaux tableaux de Natoa Rasolonjatovo qui, cette fois ci, développe le thème « Le monde se plaint ». « Un artiste est un témoin de l’histoire. Je peins ce que je ressens. La douleur que traverse le monde en ce moment m’atteint. Derrière chaque œuvre se trouve une histoire, la nôtre. Elle illustre mon devoir de sensibiliser mon entourage, face à la situation actuelle », explique-t-il.

Natoa Rasolonjatovo se perfectionne sans cesse, en cette période de confinement. « Je m’isole dans mon atelier et me laisse guider par mes inspirations. Je publie au fur et à mesure mon travail sur mon compte facebook. Actuellement, c’est le seul moyen sûr de garder le contact avec mon public », confie le peintre.

« J’incite les gens à réveiller l’artiste qui sommeille en eux en restant à la maison. L’art soulage. De cette façon, le confinement présente un côté positif. C’est un combat qu’il faut mener ensemble. Si chacun de nous fait l’effort de respecter les consignes, on arrivera à un très bon résultat», ajoute-t-il.

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