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Mahajanga – Les conducteurs de cyclo-pousse manifestent

Manifestation des conducteurs de babaj, hier matin devant l'Hôtel de ville de Mahajanga.

La lutte contre le coronavirus génère une bataille économique, pour le secteur du transport en taxi-moto à Mahajanga. La manifestation des tireurs de cyclo-pousse de Toamasina fait tâche d’huile à Mahajanga. En dépit de l’interdiction d’attroupement décrétée depuis la semaine dernière, les conducteurs de tricycle ont observé une grève devant le rond-point de Mahabibo, hier matin. Les manifestants revendiquent que le versement journalier soit diminué à 15 000 ariary, au lieu de 25 000 ou 30 000 ariary.

Ils ont complètement bloqué la circulation, créant un embouteillage monstre. Puis, ils sont descendus devant l’Hôtel de ville et bloqué la circulation. Les voitures et les bajajs qui voulaient encore circuler ont été encerclés par des conducteurs en colère. Un véhicule particulier a même subi des dégâts.

De plus, les conducteurs de tricycle refusent le contrôle des licences et rejettent l’application de l’arrêté municipal du 23 mars interdisant le transport de plus de deux passagers, à cause de l’instauration de l’état d’urgence sanitaire. De même, les strapontins sont supprimés dans les bus, tandis que les taxis ne peuvent pas transporter plus de trois clients dont deux à l’arrière.

« Nous n’arrivons plus à réaliser des recettes avec cette nouvelle disposition, et le versement d’une journée n’est obtenu qu’au bout de deux jours de travail », a expliqué le porte-parole de conducteur de cyclo-pousse.

« Nous n’allons pas revenir sur notre décision, d’autant plus que c’est pour une cause commune et sanitaire. Le public doit aussi choisir car c’est pour son bien, il faut respecter la loi. Par ailleurs, l’assainissement du secteur continuera avec la chasse aux bajajs clandestins », a déclaré le maire Mokhtar Andriantomanga, hier lors d’un point de presse.