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Lutte contre le coronavirus – Les laboratoires mis à contribution

L’Institut  Pasteur  de  Madagascar  va  former  des  biologistes pour  pouvoir  démocratiser  les  tests.

Prenant exemple sur la Corée du Sud, l’État compte miser sur le dépistage pour limiter la propagation du Covid-19. À entendre le président de la République, cinq laboratoires viendront en renfort à l’Institut Pasteur.

Un plan en deux phases. C’est ce que Andry Rajoelina, président de la République, a annoncé sur le plateau de la télévision nationale, hier, pour contrôler la propagation du coronavirus. Une nouvelle stratégie qui mise, surtout, sur le dépistage. Les laboratoires universitaires seront ainsi, appelés à prêter main forte à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM).

À entendre les explications présidentielles, l’existence des deux cas contacts, mais aussi, du touriste porteur du Covid-19 qui a gambadé dans une partie du pays, a amené l’État à revoir ses plans dans cette guerre épidémiologique. « Les cas contacts présentent le plus grand danger. Le principal objectif est de les maîtriser », affirme le locataire d’Iavoloha. Selon ses dires, la nouvelle stratégie a été actée durant une réunion avec le comité scientifique, juste avant son intervention télévisée quotidienne d’hier.

La première phase de ce nouveau plan étatique consiste donc, à un renforcement de capacité des biologistes locaux. Une action en collaboration avec l’Institut pasteur de Madagascar. Cela a déjà été évoqué durant une visite du chef de l’État dans les locaux de cette entité, à Ampasapito, samedi. Le second volet du plan consiste à rééquiper et à opérationnaliser les laboratoires universitaires pour être à même de procéder au test de dépistage du coronavirus.

De l’intervention présidentielle hier, découle donc, que cinq laboratoires viendront en renfort à l’IPM. Il s’agit du centre d’infectiologie Charles Mérieux à l’Université d’Antananarivo, le laboratoire de l’Université de Fianarantsoa et celui de Mahajanga, et celui du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andria­na­valona (CHU-JRA), et l’Ins­titut national de recherche en santé publique d’Androhibe.

Trois cas

« L’objectif est de parvenir à mille tests par jour, au moins, si nous en sommes entre cent-cinquante, à deux-cent dépistages par jour, actuellement », argue le locataire d’Iavoloha. Il indique que cette nouvelle stratégie pour contrôler l’invasion du coronavirus, prend exemple sur celle de la Corée du Sud. Il y a quelques semaines, elle a été parmi les pays les plus durement touchés par la maladie.

La méthodologie que la Corée du Sud a appliquée lui a, cependant, permis de réduire considérablement, le nombre de nouvelle contamination sur son sol. « (…) Séoul a adopté une stratégie mêlant information du public, participation de la population et campagne massive de dépistage », explique le site https://scienceetavenir.fr . Il y est ajouté que « les proches de toutes les personnes contaminées sont ainsi recherchées de façon systématique, avant de se voir proposer un test de dépistage ».

À Madagascar, les autorités ont réussi à retracer l’iti­néraire du touriste contaminé au Covid-19 et des deux cas contacts. Il s’agit maintenant d’identifier tous ceux qui l’ont côtoyés, pour effectuer des tests.

Outre les dépistages en laboratoire, les kits de dépistage rapide sont, également, mis à contribution. Ceux qui sont rentrés récemment de l’étran­ger et qui terminent leur séjour en quarantaine seront ainsi, soumis à un test rapide, public, à partir d’aujourd’hui.

Bien que ces voyageurs aient déjà fait l’objet d’un dépistage en laboratoire, le test rapide en public, vise surtout, à rassurer l’opinion. Augmenter la cadence et le nombre des dépistages permettra une identification précise et prompte des zones à risque.

Cela s’avère nécessaire, également, vu que le nombre des cas avérés, ne cesse d’augmenter. Andry Rajoe­lina, hier, a fait part de « trois nouveaux cas importés ». Deux se trouvant à Toamasina et une femme de 61 ans, à Fianarantsoa.

L’un des deux sujets se trouvant à Toamasina, et celui à Fianarantsoa, sont rentrés le 19 mars, par le vol MK288 d’Air Mauritius. Il s’agit du dernier jour de l’ouverture des frontières.

Depuis le samedi 14 mars, pourtant, tout voyageur rentrant de l’étranger devait, « en principe », être placé en quarantaine, ou s’engager à « un confinement à résident à Antananarivo ». Comment donc sont-ils arrivés à Toamasina et à Fianarantsoa ?

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  • La corée du Sud effectivement s’attire les louanges de la communauté internationale. Avec 51 millions d’habitants ce pays n’a connu que 152 décès liés au COVID-19 . Mais il faut comparer ce qui est comparable . Ils ont axé leur stratégie par une campagne de dépistage massive , la détection des clusters , la production de tests colossale , l’innovation par les « drive-tests » , la maîtrise des cas importés , le port de masque ancré dans les moeurs déjà contre la pollution et le civisme des citoyens . Il n’y a pas eu de CONFINEMENT . Les écueils pour les pays Européens sont : les tests et les masques . On fait le constat clair et net actuellement que l’Asie a pris le dessus sur l’Occident dans bien de domaines .
    Après le vaste essai clinique initié en Europe par l’INSERM sous le nom de  » DISCOVERY » sur 3200 personnes saines et malades du COVID-19 avec 4 molécules : Remdevir contre le virus de l’Ebola , l’association Liponavir et ritonavir , l’interféron bêta et l’hydroxychloroquine , l’OMS a démarré également  » solidarity » . De bons présages pour un traitement à court terme .
    Le PRM a parlé de tests de dépistage élargi . A l’heure actuelle il n’y que la technique du PCR à l’institut Pasteur qui a montré sa fiabilité . La sérologie par IgG et IgM anti-SARS-Cov-2 va permettre de définir la population guérie . Il faut savoir que tous les autres tests « rapides » sur le marché n’ont qu’une sensibilité de 80% par rapport au site de prélèvement nano-buccal ou broncho-pharyngé donc avec 20% de faux-négatif . Ce qui expliquerait certainement les deux tests négatifs de la jeune fille de 16 ans décédée du COVID-19 dans la région Parisienne . Le scanner thoracique est le  » gold standard » avec une sensibilité de 90 % pour le diagnostic . L’espoir repose enfin sur l’intelligence artificielle conçue par les Américains et les Chinois qui a une sensibilité de 94% pour prédire les complications pulmonaires graves .
    L’ ancien président Marc Ravalomanana est prêt selon ses dires à faire des propositions contre le coronavirus . Un effet d’annonce qui tranche avec l’attitude peu républicaine de ses députés TIM refusant toute implication sociale de solidarité avec le régime .L’hypocrisie atteint son summum et le peuple Malgache n’a pas besoin de son bouc noir pour sa protection contre cette épidémie . Quand Transparency international version locale , le CCOC ou ROHY se prêtent également à ces jeux malsains par leurs déclarations inopportunes et partisanes pendant cette crise sanitaire grave, il n’y a rien de surprenant . le pouvoir doit rester intransigeant à l’ application sans états d’âmes dans tous ses contours constitutionnels l’état d’urgence sanitaire . Cette indiscipline inquiétante d’une frange importante de nos concitoyens remet sur le tapis le problématique de l’exode rurale et du taux de natalité facteurs limitants de la croissance économique , de véritables freins à un vrai développement .