Economie

Entreprises – Les mesures de sécurité santé décuplent les coûts logistiques

Les sociétés devront prendre des mesures drastiques pour pouvoir continuer leur activité en temps de crise.

Trésorerie blindée. C’est le premier critère à avoir pour les entreprises du secteur privée désireux ou obligé de continuer leurs activités en ces temps de crise. Le report des recouvrements fiscaux sont loin de suffire pour garder une société à flot. Outre ces allègements temporaires du fisc, les entreprises doivent également investir dans les moyens logistiques et infrastructures pour assurer correctement la sécurité de leurs activités mais aussi et surtout la santé de chacun de leurs collaborateurs. Les PME deviennent alors les premières victimes de ces obligations. La plupart du temps, les petites entreprises arrivent tout juste à couvrir leurs budgets de fonctionnement.

Les grandes enseignes, uniquement, arrivent à garder la cadence malgré les contraintes imposées par la situation de pandémie. « Les règles sont strictes au niveau de la santé et de la sécurité. Il a fallu prendre des mesures drastiques pour pouvoir continuer notre activité en temps de crise. Nous évaluons à près de quarante-cinq millions d’ariary les coûts des mesures que nous avons prises depuis ces dernières semaines, depuis que le virus a été déclaré officiellement présent au pays. La primeur réside dans la sécurité de nos collaborateurs avant tout. Les box de travail ont été réduits à un seul agent si en temps normal un box peut en accueillir deux », détaille Thiaga Munusami, directeur océan Indien de ComData.

Ramassage

Rien que sur le transport, Il faut prévoir, en moyenne deux à six fois plus de moyens logistique, décuplant ainsi les coûts pour que tous les collaborateurs arrivent à bon port. « Avec un véhicule d’une quinzaine de places, huit collaborateurs au maximum sont autorisée à être à bord à cause de la distance de sécurité à respecter. Nous avons mis en place une hotline in terne dédiée au transport des employés avec une cellule spéciale dédié à ces transports que nous avons dénommé “vigie ramassage”. La désinfection des véhicules de transport du personnel, avant chaque déplacement est devenue systématique. Ce qui implique des coûts importants impactant malgré tout sur notre trésorerie », explique Olivier Rakotomalala, responsable de la cellule de vigie ramassage de ComData. L’entre­prise qui a procédé à la distribution de gel hydro-alcoolique à l’ensemble de ses collaborateurs pour utilisation personnelle a également contribué à un don de matériel de protection, pour le centre de commandement opérationnel en guise de participation active dans le cadre son programme RSE.