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Dette – Appel au gel des remboursements

Le  ministre  de  l’économie  et  des  finances  Richard  Randriamandrato réaffirme que  la  crise  actuelle  est  importée.

Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI ont lancé un appel aux membres du G20 pour alléger le poids de la dette dans les pays les plus pauvres.

Bol d’oxygène. Geler les remboursements de dettes afin que les pays pauvres puissent dégager de l’argent pour combattre la pandémie. Voilà la raison qui a appelé le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international à demander aux créanciers bilatéraux publics à suspendre les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA qui en demandent une dispense. «C’est logique», lance le ministre de l’économie et des finances Richard Randriamandrato qui réaffirme que la crise actuelle est «importée». «Oui, nous avons déjà effectué des démarches pour avoir des facilités dans le paiement des dettes », indique le Grand argentier. D’après lui, cela permettrait effectivement d’avoir plus de liquidités pour affronter la situation.

428 milliards

«Ce sera un grand bol d’oxygène pour notre budget», réitère Richard Randria­mandrato rejoignant ainsi les arguments des institutions de Bretton­Woods qui affirme que cette mesure aidera à répondre aux besoins immédiats de liquidités des pays pauvres face aux difficultés que pose la flambée de maladie à coronavirus. La suspension du remboursement laissera par ailleurs du temps pour évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays. Dans la Loi de finances 2020, le montant du service de la dette à rembourser s’élève à 428.1 milliards ariary dont 294.9 milliards ariary en principal, et 133.2 milliards ariary en intérêts.

Les institutions de Bretton Woods se proposent de réaliser les évaluations, et notamment de déterminer les pays dont l’état d’endettement est peu viable, et d’élaborer un projet d’action globale des créanciers bilatéraux publics pour répondre aux besoins de financement et d’allégement du poids de la dette des pays IDA. Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI estiment par ailleurs qu’il est impératif d’apporter une forme de soulagement aux pays en développement et d’envoyer un signal fort aux marchés des capitaux.