GESTION DES RISQUES ET DES CATASTROPHES - Évaluation de l’efficience et de l'efficacité des plans d’urgence


L'atelier de mise à jour du PCR, Plan de Contingence Régional dans la région Diana, organisé par le BNGRC ou Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes, en partenariat avec l’association Humanité et Inclusion et Helvetas Madagascar, s'est terminé par un exercice de simulation, dimanche dernier. Cette fois, le projet a été mis à jour durant les deux premiers jours. Ensuite, il y a eu la préparation de l'exercice de simulation. Puis, tout s’est terminé par l’exercice pratique avec la participation d’une équipe régionale. Il s’agissait d’un processus inhabituel si on se réfère aux dix dernières années. Cette fois, l'entraînement a coïncidé avec la date de l'exercice national qui s’est déroulé dans la région de Menabe. « La bonne pratique concernant cet événement est que le plan élaboré au cours des deux premiers jours a été mis en œuvre et testé lors du dernier jour de l'exercice » a affirmé Sitraka Ranoeliarivao, chef de service recueil et traitement des informations eu sein du Bngrc. Selon ses explications techniques, c’est la MMR ou Matrice de Réactions Rapides qui présente de manière succincte les actions clés à prendre avant, pendant et tout au long de la phase d’urgence. L’occasion a permis de la tester. Au cours de la réunion préparatoire, il a été signalé qu'il existe peu de comités locaux de gestion de risques et de catastrophes constitués légalement dans tout Madagascar. Ils ne sont que six. Il est vrai que certains d'entre eux font leur travail quotidien, mais ne sont pas en règle vis-à-vis de l’administration, c'est pourquoi il a été décidé de publier un arrêté préfectoral y afférent. Par conséquent, un projet de recensement et de mise à jour des équipements dans les sites d'hébergement au niveau des cinq districts aura lieu. Pour le moment, il n'y a pas de stock de pré positionnement dans la région Diana , mais les responsables mettent en pratique le principe de subsidiarité pour résoudre les problèmes. Scénario Ainsi, il a été mis en exergue lors de cet événement à Antsiranana les réactions qui devraient se produire quand les comités régionaux reçoivent des nouvelles informations en provenance de la capitale où se trouve le siège du BNGRC. Il existe différentes catégories dans la prise de décision et l'opérationnalisation des activités menées. Cette fois, l’inclusion figure dans le plan de contingence. Cela signifie que les personnes vulnérables doivent être prises en compte lors de l'exercice. Et ce n'est pas seulement l'exercice, mais aussi la rédaction du document élaboré lors de la préparation. L’évacuation des personnes handicapées sur le site d’hébergement lors d’une inondation était au centre de discussion. Des questions se posent si les infrastructures existantes leur sont compatibles. Il en est de même pour leur mobilité et leur accès. Il doit y avoir beaucoup de paramètres à définir pour cela, a déclaré le technicien. L’exercice de simulation s’est manifesté par la mise en scène d’un scénario qui se reproduit lors de l'existence de la zone de convergence intertropicale qui provoque de fortes pluies pendant sept jours. Ce, à la suite des avertissements vert, jaune, bleu lancés par le service de la météo. Le groupe de nuages apporté par ce phénomène naturel se déplace progressivement et provoque en conséquence de l’inondation dans les zones basses. Peu de temps après, un cyclone est né et lorsqu'il est entré dans la terre, il a fait une boucle depuis Antalaha et est sorti vers la région Boeny. Ce cyclone est soudainement revenu et est devenu un cyclone tropical. Lors de cet exercice, la grande salle du Centre polyvalent Botovasoa s’est transformée en centre opérationnel qui coordonne les cellules collecte, cellule analyse et traitement ainsi que cellule synthèse. Les participants ont mis en pratique la Matrice de Réactions Rapides qui est un outil de coordination et de partage de responsabilités très important lors de l’activation du plan de contingence. Ils ont aussi essayé de remplir la fiche réflexe à la réception de l’alerte. La liste des activités n’est pas exhaustive, mais au moins représente le minimum.  
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