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Demokrankizy, 4e édition – Les enfants interpellent le chef de L’état

Andry  Rajoelina  a  eu  une  scéance  avec  les  enfants à  Soamandrakizay  samedi.

Des enfants ont demandé au président Andry Rajoelina comment son gouvernement compte préserver leurs droits, dont la plupart semblent bafouer.

Une trentaine d’enfants ont plaidé leur cause et discuté de plusieurs sujets avec le chef de l’État, Andry Rajoelina, lors de la quatrième édition de Demokrankizy, la démocratie pour les enfants et par les enfants, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’enfant. Les enfants sont allés droit au but, pour demander au président de la République, les politiques de l’État sur la protection des enfants et l’application des droits de l’enfant.

« Nous avons le droit d’aller à l’école. Mais dans les milieux ruraux, il n’y a pas assez d’écoles, pas assez de matériel d’enseignement. Avec l’éloignement des établissements scolaires, les enfants sont fatigués, nous ne sommes pas concentrés. Nous n’allons pas pouvoir réaliser nos rêves dans ces conditions ». « Les personnes vivant dans les milieux ruraux souffrent de l’éloignement des centres de santé, lorsqu’ils tombent malades. Quelles sont les solutions de l’État? ». « Nous demandons à ce que les droits des personnes vivant avec un handicap soient respectés comme chez celles qui n’en ont pas! ». « Les enfants ont le droit d’avoir accès à l’eau potable. Chez nous, dans le Sud, les enfants doivent traverser plusieurs kilomètres pour s’approvisionner en eau. Quelles sont les politiques de l’État pour pallier ce problème? ».«Comment pouvons-nous nous protéger contre les violences physiques et psychiques et comment allez-vous nous protéger? ». Telles sont, entre autres, les questions posées par ces enfants issus des quatre coins de l’île, d’Androy, à Sainte-Marie, de Fianarantsoa, d’Antananarivo, mais aussi, des enfants vivant avec un handicap, des orphelins.

Sujets d’actualité Andry Rajoelina leur a parlé des multiples projets de l’État dans le domaine de l’éducation, de santé, d’accès à l’eau potable, dans la lutte contre les violences envers les enfants. « Nous construisons des établissements scolaires « Manarapenitra », des salles de classe, des hôpitaux. Nous distribuons des Rakibolana et des livres pour toutes les classes. Nous avons comme priorité l’approvisionnement en eau du Sud. Nous avons comme solution l’exploitation du fleuve de Mandrare ou de la rivière d’Efao », cite-t-il.

Emilianot, un enfant venu d’Ambovombe Androy qui a posé la question sur le problème de l’accès à l’eau potable dans le Sud, n’a pas hésité à intervenir après les réponses du chef d’État. « Cela fait 50 ans que l’État promet des solutions sur l’approvisionnement en eau, à travers la rivière d’Efao. N’est-t-il pas possible d’en faire un projet urgent? », demande-t-il à Andry Rajoelina. Ce dernier a promis que dans quelques mois, il se rendra dans le Sud pour réaliser ce projet.

Concernant les violences, le chef d’État a encouragé les enfants à ne pas accepter de subir les agressions et à dénoncer. L’objectif de cette rencontre entre le chef d’État et les enfants est d’encourager la participation des enfants et de renforcer l’expression des enfants, un des droits fondamentaux. L’objectif a été atteint.

2 commentaires

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  • pourquoi attendre encore quelques mois pour réaliser ce projet ?
    Cela devrait être une priorité d’une priorité vu la situation catastrophique !

  • Comme il est commode d’interpeller les enfants pour mieux plaider ses actions à travers des réponses pré-établies.. Démarche digne d’un régime autocratique totalitaire où le conditionnement des consciences commence très tôt. Honteux.

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