Politique

Liste electorale – Les partis et la société civile au pilori

La révision annuelle de la liste électorale démarre dimanche. L’occasion pour la CENI de rappeler la part de responsabilité des partis politiques et de la société civile.

Une prise de responsabilité. C’est l’appel lancé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à l’endroit des partis politiques et des organisations de la société civile (OSC), dans la révision de la liste électorale. Thierry Rakotonarivo, vice-président de l’entité chargée des préparatifs des élections a vilipendé l’absence d’implication effective de ces deux acteurs dans ce processus.

« Ce qui est malheureux, c’est que lorsque le révision de la liste électorale est clôturée, ce sont les politiciens et les organisations de la société civile qui sont les premiers à vociférer les anomalies. Ils ont pourtant, un rôle à jouer dans le processus. Comment pouvons-nous arriver à combler les failles lorsqu’il y a des acteurs qui n’assurent pas leurs responsabilités à une certaine étape du processus », fustige le commissaire électoral, durant une conférence de presse au siège de la CENI, hier.

Le vice-président de la Commission électorale a rappelé que la loi organique sur le régime général des élections dispose qu’une Commission locale de recensement des électeurs (CLRE), est chargée du recensement des citoyens ayant la qualité d’exercer le droit de vote, au niveau de chaque fokontany.

Outre le chef fokontany, entre autres, « sont admis à siéger, à titre d’observateurs au sein de cette commission les partis politiques, les organisations non gouvernementales, les associations ou groupements agréés en matière d’observation des élections », indique l’article 14 de ladite loi.

Mobilisation

Selon Thierry Rakoto­narivo, les statistiques entre les mains de la CENI indiquent que « moins de 10% », des quelque vingt-mille Fokontany que compte le pays voient l’implication des partis politiques et des OSC dans les CLRE.

« À chaque élection, nous rencontrons des problèmes inhérents à la liste électorale, mais les responsables au niveau des Fokontany n’arriveront pas seuls à redresser ces failles », assène-t-il. Dans certains cas, les anomalies dans la liste électorale ont pour origine des errements dans le recensement des électeurs au niveau des Fokontany.

Il y a, par ailleurs, le manque d’enthousiasme, pour diverses raisons, notamment, financières, des responsables des Fokontany à effecteur une visite de chaque ménage pour le recensement des électeurs. Le porte-à-porte pour le recensement des électeurs est une tâche que la loi sur le régime général des élections attribue à la CLRE. Étant les seuls à y siéger d’office, les chefs fokontany et leurs collaborateurs le font.

Le cas échéant, le vice-président de la CENI rappelle que la loi sur le régime général des élections prévoit que les citoyens peuvent demander auprès des Fokontany, l’inscription sur la liste électorale. Les campagnes pour mobiliser les électeurs à s’inscrire, à chaque période de révision de la liste, semblent insuffisantes. De leur côté, les partis politiques, en particulier, restent apathiques. Au même titre que la Commission électorale, les actions des quelques OSC restent des prêches dans le désert.

Le faible taux de participation record des communales indique, pourtant, qu’il faudra fournir un effort de mobilisation conséquent afin d’amener les citoyens à s’intéresser à nouveau au processus électoral. La première étape pour cela est l’inscription sur la liste électorale et procéder à la vérification si leur inscription a été correctement faite durant la période y afférente.

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