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Editorial

Danger public

Un effondrement dramatique dans le bâtiment du Cemdlac sur les arcades à Analakely. Six ouvriers ont été blessés sous les gravats dont deux grièvement. Les sapeurs-pompiers ont du les extirper.

Les arcades sont constituées de bâtiments aussi vieux que la République. Ils ont rarement été liftés pendant 60 ans . Maintenant ils sont devenus un vrai danger public qui plus est en cette période de pluie.

Un autre bâtiment de l’autre côté des arcades, menace également de s’effondrer. Il a abritait un magasin mais cela fait une éternité qu’il a été fermé. Ses murs présentent une humidité assez sérieuse que l’on peut apercevoir de loin. Un périmètre de sécurité est marqué par une clôture autour du bâtiment mais cela est loin de pouvoir éviter le pire si l’édifice s’écroule.

Il n’y a pas d’ailleurs qu’à Analakely où il y a des bâtiments ou immeubles dont la vétusté constitue un danger permanent pour le public. Les sapeurs-pompiers ont le devoir de les répertorier et de les démolir s’il le faut pour protéger la population. Il en existe beaucoup d’un bout à l’autre de la ville. La plupart sont inoccupés et sans entretien depuis plusieurs années. Il faut dire que l’entretien d’un bâtiment coûte cher. Un simple ravalement coûte une petite fortune surtout s’il s’agit d’une bâtisse à étages et d’une certaine surface. L’affaire se complique si les propriétaires sont des retraités qui n’ont plus les moyens d’entretenir leur patrimoine. Même cas s’il s’agit d’un héritage et que les héritiers se renvoient la balle dès qu’on parle entretien et nécessité de peindre.

S’il y en a, il faut signaler aux autorités communales l’existence de ces bâtiments pour éviter une hécatombe. Il faut également avertir les autorités concernant les chantiers à risque comme celui d’Ampasamadinika qui met en danger tous les habitants du quartier. On voit bien que les autorités communales n’ont aucun moyen pour endiguer le danger causé par un déblayage de terrain, encore moins pour aider les habitants qui ont dû déménager. Les sans-abri sont désemparés par la situation et ne savent plus à qui s’adresser. On ignore si les ouvriers blessés hier sont couverts par une assurance. Autrement ils n’auront même pas les moyens de se soigner.

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