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CCI IVATO – Le Salon de l’auto roule des mécaniques

Les vehicules pick-up se taillent la plus grande partie du marché de voitures neuves.

Ouverture en fanfare. Hier au Centre de conférence international d’Ivato, le Salon de l’auto a repris ses droits. Après trois années d’absence. Les retrouvailles entre férus ont été plus que chaleureuses.

Les vehicules pick-up se taillent la plus grande partie du marché de voitures neuves.

Un secteur qui pèse lourd sur la balance économique. Le président du Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar, GCAM, Frédéric Hébert, évalue la contribution du secteur automobile entre 8 et 10% du Produit intérieur brut, PIB national. Il justifie cette performance aux apports consistant sur les recettes fiscales et douanières, mais égal aux 2.000 emplois directs et plus de 5.000 emplois indirects qu’il génère. C’était hier lors du début officiel de la treizième édition du Salon de l’auto au Centre de conférence internationale d’Ivato. Impressionnant par le design recherché de chaque stand, attractif par des gammes des produits présentés. Répondant à tous les goûts et à tous les fantasmes.

« Le Salon le plus fréquenté de Madagascar, le mieux organisé» se félicite Patrick Pisal Hamida, directeur général de Telma, qui apporte un soutien indéfectible à cette ode à l’automobile et aux deux roues. « Ce secteur peut contribuer davantage à la relance économique si la vente des véhicules neufs continue à progresser», soutient Frédéric Hébert. Le président du GCAM est d’avis que cela bénéficierait non seulement à l’économie mais également à l’environnement, par la réduction des émissions de carbone. Il constate un marché de véhicules neufs « plat » ces dernières années, avec 3 500 véhicules vendus par an. Les pick-up, selon lui, se taillent une grosse part du marché. Dans les 45% de l’ensemble. Un modèle adapté à toutes les routes du pays. Alliant confort et robustesse.

Le ministre Rolland Ranjatoelina est venu apprécier les belles voitures de Salon.

Voitures d’occasions

« La plus grosse épreuve à laquelle les concessionnaires automobiles font face est l’importation des véhicules d’occasion » souligne-t-il. Il déplore une «concurrence sévère et inéquitable avec des importateurs qui n’ont pas les mêmes contraintes dans la vente de véhicules neufs, comme les garanties constructeurs apportées aux clients de l’ordre de trois ans ou encore la formation des équipes dans les ateliers ou dans les sites de chaque concessionnaire». Il pense quand même « qu’avec les aléas techniques et les divers problèmes causés par les voitures d’occasion, les acheteurs vont en payer plus qu’un véhicule neuf ». Prenant la parole à cette cérémonie d’ouverture, Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, a promis de voir de près cet aspect. « Même étant un collectionneur de voitures anciennes, il est possible de se pencher sur l’âge des importations.

Une notion à évoquer avec l’Administration douanière » a-t-il souligné dans son discours. Le président du GCAM n’a pas manqué d’évoquer un écosystème des affaires compliqué qui est dépendant de tout ce qui se passe autour de Madagascar. Comme la menace de l’inflation, l’augmentation du fret, la dévaluation de l’ariary par rapport au dollar. « Nous restons en tout cas confiants et dynamiques et nous espérons que tous ces éléments seront derrières nous même si tous les feux ne sont pas au vert», a-t-il philosophé. Le Salon de l’auto est une « occasion » d’échanger sur les innovations technologiques, d’investir davantage sur les normes de la sécurité routière ou encore de discuter sur les projets en cours et les tendances actuelles du marché automobile. Soit quatre jours pour mieux se regarder dans le rétroviseur.

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