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Transport aérien – Air Madagascar dans l’impasse

Des responsables auprès de la présidence de la République ont rencontré l’ambassadeur de France.

Statu quo. Valery Ramon­javelo, secrétaire général de présidence de la République, Lova Ranoro­maro, directrice de cabinet civil du président de la République, et Rinah Rakoto­manga, directrice de la communication de la présidence de la République, d’une part, et Christophe Bouchard, ambassadeur de France, d’autre part, se sont entretenus en début de semaine. L’objet de la rencontre était le dossier Air Madagascar et Air France.

Selon les explications de la directrice de la communication de la présidence de la République, il a été question d’échanger les points de vue et d’expliquer les positions de chaque partie. « Le respect de la souveraineté de chaque Etat et de leur décision respective a été soulignée », indique Rinah Rakotomanga. Elle ajoute qu’il a été laissé aux deux compagnies aériennes, le soin de trouver une solution à la situation.

La mesure prise par les autorités aériennes françaises risque d’achever Air Madagascar. La compagnie aérienne, en l’état actuel des choses, pourrait se retrouver dans l’impasse. Dans une communication publiée dimanche, elle a annoncé qu’elle ne pourra pas assurer le vol Antananarivo-Paris, prévu lundi. Cela, en raison d’une décision d’interdiction prise par l’aviation civile française.

Dans un communiqué publié sur son site web, lundi, l’ambassade de France explique la décision à l’encontre d’Air Madagascar en avançant « le principe de réciprocité inscrit dans l’accord bilatéral sur les services aériens ». Une réplique donc, « en raison de la décision des autorités malgaches de refuser qu’Air France prenne des passagers dans le sens Paris Antananarivo ».

Risques sanitaires

Tout comme Air France, depuis quelques semaines, Air Madagascar est cantonnée au rapatriement des ressortissants désireux de rentrer au pays. La compagnie ne pourra plus transporter de voyageurs à destination de la France. À cause de la pandémie du coronavirus, la Grande île a fermé ses frontières. Une réouverture est prévue à la fin du mois d’octobre, mais d’abord pour les îles voisines de l’océan Indien.

Des vols de rapatriement des ressortissants étrangers sont, néanmoins autorisés. La condition est que ce soit des vols à vide. Air Mada­gascar, pour sa part, a toutefois profité de vols de rapatriement pour embarquer à son bord des étudiants, entre autres, qui devaient rejoindre la France et d’autres États européens pour l’ouverture de l’année universitaire. Ce qui a amené les autorités françaises à invoquer le principe de réciprocité, visiblement.

La décision de l’aviation civile française pourrait couper les ailes d’Air Madagas­car, déjà en extrême difficulté. Elle n’aura pas les finances nécessaires pour décoller à vide du tarmac d’Ivato. « Nous espérons qu’une solution sera rapidement trouvée, qui permette aux deux compagnies d’opérer des vols dans les mêmes conditions et donc des allers-retours avec passagers entre Paris et Antananarivo (…) », ajoute le communiqué de l’ambassade de France.

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