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Nations Unies – Rajoelina demande l’effacement de la dette des pays pauvres

Le  président  de  la  République  lors  de  son  intervention  par  visioconférence,  hier.

Le président de la République a pris part à une réunion de haut niveau sur le financement du développement à l’horizon 2030, hier. Il était question de réfléchir sur les mesures à prendre dans le contexte de la Covid-19.

La solidarité internationale. C’est la voie proposée par Madagascar pour que le monde puisse émerger de la crise sanitaire causée par la pandémie de coronavirus. Andry Rajoelina, président de la République, a dressé un plaidoyer dans ce sens, hier.

C’était lors de son intervention durant une réunion de haut niveau sur le financement du programme de développement durable à l’horizon 2030, dans le contexte de la Covid-19.

Dans son allocution durant cette réunion de haut niveau, le locataire d’Iavoloha a proposé « l’effacement de la dette en faveur des pays les plus vulnérables et les plus durement touchés par les effets de la pandémie ». Le chef de l’Etat a laissé à Christian Ntsay, Premier ministre, le soin de tenir un discours à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies (ONU), samedi.

C’est lors de sa prise de parole, hier, durant ce rendez-vous en marge du sommet onusien, qu’il a donc, exposé la proposition malga­che sur le redressement économique et social post-coronavirus. La pandémie a durement impacté l’économie des pays du monde. La plupart accuse des dettes et des déficits budgétaires record. Le locataire d’Iavoloha, a notamment, souligné les conséquences de la Covid-19 sur les Etats africains.

Citant des exemples des chocs économiques et sociaux causés par le coronavirus, il avance ainsi comme argument à son plaidoyer pour l’effacement des dettes que « de nombreux pays se retrou­vent en situation de cessation de paiement ».

Agenda global

Selon une publication sur la page Facebook du Président, la réunion d’hier a eu pour objet d’examiner les options politiques pour se remettre de la crise sanitaire à court terme. Il a aussi été question, à moyen terme, de trouver une voie pour mobiliser les ressources financières afin d’atteindre les objectifs de développement durable.

Sur le long terme, il s’agit de trouver une manière de renforcer la résilience ainsi que la durabilité des pays et de l’architecture financière mondiale. A entendre le président malgache, l’effacement des dettes devrait permettre aux pays en développement de se relever de la crise sanitaire.

A cela, Andry Rajoelina ajoute à la proposition faite au nom de Madagascar, « un renforcement de l’accès aux financements concessionnels pour permettre à ces pays d’avancer rapidement dans leurs objectifs de développement ».

Dans sa prise de parole hier, Andry Rajoelina a réitéré la proposition faite par le Premier ministre, à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies, samedi. Il s’agit de « l’adoption d’une initiative universelle multilatérale sous la forme d’un agenda global d’urgence post Covid-19 ».

Un plan d’action mondial sous l’égide de l’ONU, pour relancer la dynamique de la quête des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, explique le président de la République.

Rappelant le contexte de crise mondiale, Andry Rajoelina, en conclusion de sa prise de parole, hier, a touché mot sur le rôle que devrait jouer l’Organisation des Nations Unies. « En cette période de crise, nous attendons plus que jamais de notre organisation, l’ONU, qu’elle accompagne ses Etats mem­bres en adaptant ses réponses et ses actions aux contextes nationaux et régionaux », suggère le locataire d’Iavoloha.

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  •  » Etat des lieux  » ! Ce n’est nullement un scoop parce que le président Français l’a bien devancé en plaidant pour une annulation de la dette Africaine en avril 2020 en pleine épidémie du covid 19 . L’économiste Sénégalais Ndongo Samba Sylla était partisan même si les créanciers privés n’y ont aucun intérêt . Le principe d’un moratoire semble plus réaliste . Toutefois l’ancien directeur de la banque Mondiale Serge Michailof est dubitatif pour ne pas dire réticent car il voit mal les partenaires bilatéraux accorder une telle faveur alors que ces pays ont déjà bénéficié du PPTE ( initiative en faveur des pays très endettés) dans les années 2000 . Une deuxième opération s’avère donc non évidente surtout avec le contexte de crise sanitaire mondiale . La seule issue pour notre pays pour l’instant c’est de continuer dans la voie de la bonne gouvernance , assurer une gestion saine et rigoureuse des finances publiques mais surtout cesser ce populisme et cette démagogie comme par exemple les délires sur le CVO comme fer de lance de l’émergence !

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