Océan indien

La Réunion : Vingt mille euros de vanille envolés

Un quinquagénaire mis en examen et écroué. Il est soupçonné d’abus de confiance, et de détournement de 20 000 euros pour un achat de vanille.

BLOQU É à la Réunion depuis plusieurs mois, ce quinquagénaire originaire de Dordogne mais ayant femme et enfants installés à Madagascar a, semble-t-il, trahi la confiance de plusieurs particuliers et entreprises réunionnaises au cours de son séjour dans l’île.

Déjà connu de la justice pour des arnaques, Pascal Pragout, 53 ans, se retrouvait avant-hier à la barre du tribunal correctionnel en vue d’être jugé en comparution immédiate pour quatre faits d’abus de confiance. Initialement, il devait être jugé le 24 septembre prochain pour une première série de faits. Mais il semble qu’il en a commis de nouveaux, entre-temps, ce qui a justifié pour le parquet un défèrement à l’issue de sa garde à vue.

Il est reproché à ce commercial de profession d’avoir notamment détourné 20 000 euros confiés par un entrepreneur sainte-marien en mars dernier pour l’achat de vanille malgache. Cinq mois plus tard, pas la moindre gousse, et les 20 000 euros ont disparu. Deux ans plus tôt, en mars 2017, Pascal Pragout faisait déjà un coup similaire à son employeur, une société informatique.

Dette

Se faisant remettre 10 000 euros pour des achats de matériel, celui qui était alors embauché comme responsable commercial n’a jamais livré la marchandise, ni restitué l’argent. Visiblement en difficulté avec l’argent, l’homme est également soupçonné d’avoir laissé courir, depuis deux ans, une dette de 2 000 euros auprès d’un loueur de voiture, ainsi que d’avoir emprunté sans jamais la rendre la somme de 1 000 euros auprès d’une dame, la dernière plaignante en date. «Ce sont des faits qui s’apparentent à des litiges commerciaux et non pas à des infractions pénales. Monsieur a signé des reconnaissances de dette», a plaidé son avocate, réclamant le renvoi du dossier à l’instruction en raison de «la complexité des faits.» Le parquet, qui a annulé la convocation du mois de septembre, estime le dossier en état d’être jugé. Et requiert, le cas échéant, le placement en détention provisoire du prévenu…

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