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Région Diana – Mangroves Sources de vie de la population

Repeuplement de mangroves mosoron'ny leva ankiabe.

L’organisation a mis le choix sur le village d’Ankiabe pour abriter cet événement, car, par le biais du « CLB Harena Tsara Lova », il est le gagnant du concours lancé en novembre, ayant pour objectif de sensibiliser les Comités Locaux de Base dans la Baie d’Ambaro à augmenter la superficie de la forêt de mangrove.

L’organisation a permis aux invités de visiter la plantation de mangrove de cette organisation paysanne dans le but de partager ses expériences avec les représentants des autres CLB participants au concours.

Puis, tout le monde a participé au repeuplement des mangroves à « Mosoron ny Leva » où 30 000 propagules ont été plantées sur une superficie de cinq hectares.

Les mangroves font de l’auto régénération dans les zones marécageuses, mais avec l’effet du changement climatique et les besoins incessantes de l’homme, la pression ne cesse d’augmenter .

Pour lui permettre de jouer son rôle de coordination , la région Diana , chaque année, fait appel à tous les intervenants de l’environnement , des communautés locales et des institutions à participer au repeuplement de mangroves. Mais des menaces anthropiques et naturelles pèsent toujours sur cette nurserie pour bébés poissons, crabes, crevettes et autres crustacés…

Les techniciens de la direction régionale de l’environnement de Diana ont constaté récemment que 200 ha de mangrove ont été détruites pour être transformées en charbon de bois à Ambanja

Partout, il y a toujours des coupeurs de bois qui les récoltent pour produire du charbon. Le rhizophora, ce magnifique palétuvier dont les racines plongent dans l’eau comme d’innombrables tentacules, a la réputation de produire un charbon d’excellente qualité. Parfois les hommes construisent leurs cases lacustres ou délimitent leur terrain à l’aide de branches.

Une étude récente montre la dégradation des mangroves due à l’exploitation directe. A part de la fabrication de charbon, les bois de palétuviers sont coupés, transportés et vendus dans presque toutes les grandes villes de la région où la demande en bois de construction ne cesse d’augmenter.

Outre ce repeuplement de mangroves, la région exige, par le biais des arrêtés, des autorisations préalables délivrées par les dirigeants locaux, selon le cas, concernant les déboisements. Malheureusement, les gens ne sont pas conscients de ces menaces.

Bref , si la mangrove disparaît, la reproduction des espèces devient impossible. Or la régénération d’un tel écosystème demande des années.

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