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Secteur privé – Le licenciement économique pointe son nez

La  rencontre  entre  l'État  et  les  patrons  du  secteur  privé,  à  Iavoloha,  le  17  juin, n'a  visiblement  pas  suffi  à  atténuer  les  conséquences  de  la  crise  sanitaire.

La situation empire pour le secteur privé. Après le chômage technique, on passe maintenant au licenciement économique.

Forme grave. La crise sanitaire vient de porter un sale coup au secteur privé et au monde de l’emploi. Faute de soutien de l’État et de mesures concrètes pour faire face aux impacts de la crise sanitaire, plusieurs sociétés et entreprises sont maintenant contraintes de passer purement et simplement au licenciement économique après avoir tenté le chômage technique pour résister et survivre. Autrement dit, un licenciement de l’employé faute de moyens pour payer son salaire et lui donner des moyens de travail.

Le directeur général des Impôts, Germain, a réitéré hier dans les colonnes d’un quotidien qu’il était impossible de supprimer les impôts et taxes même pour une période donnée « puisqu’il faut payer le salaire des fonctionnaires », le secteur privé peut mettre une croix sur ses illusions. Crise ou pas, les sociétés et entreprises doivent s’acquitter de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, entre autres. « L’octroi de subventions aux salariés du secteur formel mis au chômage technique étant rejeté par l’État, l’avenir du monde du travail est obscur. La structure en charge de la sécurité sociale est sollicitée pour voler au secours de ces salariés en suspension d‘activités », lance un dirigeant d’entreprise.

Réduction nette

Pour un important hôtel à participation publique dans la capitale, un responsable parle « du paiement continu de la solde du personnel mais avec une réduction nette de 70% ».

Dans plusieurs structures, dont plusieurs entreprises de presse frappées de plein fouet par la crise avec la réduction nette des ventes faute de diffusion dans les régions et des annonces publicitaires, qui mettent le personnel en chômage partiel, la production et la commercialisation sont au point mort.

« Les entreprises ne peuvent pas fonctionner au-dessus de leurs moyens malgré l’effort de réduction des charges. On parle actuellement de licenciement économique et non plus de chômage technique étant donné l’indisponibilité de moyens pour payer les salaires », révèle Andrianavalomanana Razafiarison, président du Fivmpama ou Groupement du patronat malagasy.

L’Institut national de la statistique, dans l’analyse des branches d’activités économiques touchées par la crise liée au coronavirus, va livrer un rapport sur la situation actuelle où des chiffres exacts sont attendus. En attendant, les faits sont là. « La chute du chiffre d’affaires en raison de la restriction de l’espace temporel de vente pénalise chaque jour toutes les entreprises vivant de recettes au quotidien » déplore une mère de famille à la tête d’une entreprise commerciale. La crise prend une forme de plus en plus critique.

2 commentaires

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    • Ne dîtes pas n’importe quoi Monsieur c’est une RESTITUTION récente d’un capital investi chez Air Austral avec la bienveillance de vos copains du HVM au conseil d’administration.