Accueil » Magazine » Santé – La galère des malades non infectés par le virus
Magazine Santé

Santé – La galère des malades non infectés par le virus

Pour éviter de contamination, les patients non porteurs du virus, sauf urgence, ne sont pas retenus dans les grands hôpitaux de la capitale.

Tomber malade, en cette période où l’épidémie de coronavirus sévit, pose problème pour des habitants d’Antananarivo qui ne sont pas porteurs du virus de covid-19. Ceux qui ont besoin d’hospitalisation ou d’examen médical ne savent pas où aller. La plupart des hôpitaux, que ce soit public ou privé, sont envahis par des personnes contaminées. Plusieurs activités sont suspendues dans les établissements de santé, à cause de la propagation de ce virus.

« Nous devrons encore attendre un peu avant de faire l’opération, car il y a beaucoup de patients atteints par la Covid-19 à l’hôpital. C’est risqué ! », conseille un chirurgien à un patient dont l’opération, programmée au mois de juin dernier, est reportée à une date indéterminée.

Seuls les cas urgents sont reçus dans les blocs opératoires. Des examens médicaux sont, également, suspendus dans les hôpitaux publics. « Notre malade devrait faire une fibroscopie. Nous avons prévu de le faire dans un hôpital public, mais des responsables nous ont dit que cette activité est suspendue, à cause de l’épidémie », témoigne Hanitra Randrianantoavina. C’est un espace médical de la ville qui a accepté de recevoir ce patient.

Tous les patients n’ont pas la chance d’être accueillis dans les établissements de santé privés. Beaucoup ne reçoivent pas les personnes qui présentent les symptômes du coronavirus. « Nous sommes allés dans un centre médical pour faire des analyses. Un responsable de ce centre nous a demandé de partir, dès qu’il s’est aperçu que notre malade présente de la fièvre. Il a dit que les médecins ne reçoivent pas les cas suspects de Covid-19 » regrette une mère de famille.

La propagation de ce virus et sa rapide transmission incitent des services de santé, notamment, les privés, à limiter ou à suspendre leurs activités et à trier leurs patients. « Beaucoup d’entre nous ont été contaminés. Pour éviter que la maladie touche encore d’autre personnel, nous avons décidé de trier les patients », affirme une source auprès d’une clinique privée.

Mais il n’y a pas que les personnes qui développent la forme modérée ou grave de la Covid-19 qui ont besoin d’être prises en charge. On peut avoir une insuffisance cardiaques, un cancer, des problèmes rénaux, ou de l’hypertension artérielle, dont la prise en charge est au dessus de la compétence des médecins des centres de santé de base ou les médecins traitants. Dans quelques centres hospitaliers universitaires (CHU), comme le Joseph Raseta Befelatànana (JRB), le Joseph Ravoahangy Andrianavalona (JRA) les activités se poursuivent, mais principalement, pour les cas urgents, car le « risque zéro absolu de contamination » n’existerait plus.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter