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Trafic de bois de rose – La surveillance des zones sensibles se raffermit

Un  gros-porteur  arraisonné  en  2016  dans  le  Nord-Est.

Des patrouilles de surveillance côtière sont opérationnelles dans les zones côtières autrefois écumées par les trafiquants de bois précieux. Le ton est donné dans la traque des contrebandes furtives.

Un pas en avant dans la sécurisation des côtes et la lutte contre les trafics de ressources naturelles. Dans la matinée d’hier, en effectuant son rapport devant le sénat, le Premier ministre Ntsay Christian a annoncé le déploiement de bateaux intercepteurs rapides dans les zones sensibles. Basée dans le Nord-Est et l’extrême Sud-Est de Madagascar, cette petite flottille est mise au service de la patrouille de surveillance côtières.

Les zones côtières dans lesquelles opèrent ces vedettes rapides ont été identifiées comme étant autrefois des plaques tournantes du trafic de bois précieux. Dans le cap Masoala ainsi que sur le littoral d’Antalaha il y a quelques années, des sites de stockage de rondins de bois de rose, disséminés sur des plages isolées ont été photographiés depuis le ciel.

Des images de cargos caboteurs qui acheminent le bois précieux et le charge sur le pont de gros porteurs ayant jeté l’ancre au large ont été de surcroît pris en photo. Faute de moyens suffisants, les autorités de l’époque avaient des difficultés à maîtriser la situation et à traquer efficacement les contrebandiers. Aujourd’hui, l’introduction de ces bateaux intercepteurs vient changer la donne.

Cette dotation illustrant l’effectivité de l’opérationnalisation de la patrouille de surveillance côtière vient également renforcer la sécurisation des zones sensibles qui s’étendent depuis les côtes orientales des districts de Mananara-Nord et Maroantsetra, où des cas de trafics de bois précieux avaient été signalés pendant quelques années.

Navire suspect

Pillés dans des aires protégées, les rondins étaient transportés jusqu’à la côte par voie terrestre et fluviale où ils ont été très souvent enterrés dans le sable en attendant leur acheminement au large. Repérés par les autorités, un navire suspect avait même été arraisonné dans cette zone marine en 2016 et a été par la suite placé sous haute surveillance à Toamasina. Pas le moindre rondin n’a été retrouvé à bord mais les autorités sont néanmoins remontées de fil en aiguille jusqu’au bateau battant pavillon chinois en se lançant aux trousses des trafiquants de bois précieux qui écumaient à ce moment le Nord-Est de Madagascar.

La troisième port d’attache de la patrouille de surveillance côtière est en revanche implantée dans la région Anosy, où une rocambolesque tentative d’exportation illicite de bois de rose a été déjouée début 2014. Un cargo chargé de rondins de bois de rose a été intercepté par les forces de gendarmerie sur les côtes de Manantenina, zone limitrophe entre les régions Anosy et Atsimo Antsinanana. Chargée dans une embouchure ayant fait office d’embarcadère de fortune, la cargaison, dérobée dans les réserves naturelles enfouies au cœur de la chaîne de l’Anosy allait être emmenée au large par le cargo malgache lorsque les autorités sont intervenues sur base de renseignements qui se sont avérés fiables.

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