Le PAM avait lancé une alerte sur la situation de la famine dans le Sud. Selon cet organisme onusien qui s’occupe des questions alimentaires, 76 millions dé dollars étaient nécessaires pour sauver la vie de 1,5 millions de personnes directement menacées par la famine. Le PAM avait souligné que la vie de ces personnes était en danger si on ne faisait rien dans l’immédiat. Presque chaque année, le PAM lance un SOS pour acheter des vivres pour sauver la population du Sud de la famine. C’est même devenue une routine que l’opinion ne s’en émeut plus. On ignore si le PAM arrive à réunir la somme qu’il réclame pour subvenir aux besoins alimentaires de la population du Sud. Ce qui est certain c’est que le PAM gère lui-même le fonds qu’il a récolté sans passer par l’État. C’est ainsi depuis plusieurs années. Si l’argent investi par le PAM dans l’achat de vivres avait été affecté dans des projets structurants contre la famine, on n’en serait pas là aujourd’ hui. Dures réalités Le fait est que malgré l’intervention régulière du PAM, la famine s’aggrave d’une année à l’autre. Il faut dire que le PAM apporte des secours d’urgence et ne cherche pas à apporter une solution pérenne à la famine. Mais on sait pertinemment que l’apport en nourriture ne résoudra jamais le problème de la famine de manière définitive. Les aliments ne durent qu’un moment et n’assurent pas le besoin de la population pour toute l’année. C’est juste une illusion après laquelle on revient aux dures réalités du Deep South. C’est bien de s’occuper de la vie de la population du Sud mais la meilleure contribution c’est d’aider l’État dans la recherche de solution rapide et durable à la famine. Le fait de servir chaque année des images d’habitants squelettiques pour récolter des fonds est un peu indécent et n’aide pas le pays à avoir une bonne image sur le plan international. C’est d’autant plus gênant que l’État vient d’organiser à Tolagnaro un colloque sur l’Emergence du Sud où des projets ont été élaborés pour mettre fin à cette situation dramatique. Pour le moment c’est l’État qui assure le financement des projets convenus avec ses modestes moyens. Le PAM continue de faire la pluie et le beau temps. Si seulement il pleuvait dans le Sud.
Le PAM avait lancé une alerte sur la situation de la famine dans le Sud. Selon cet organisme onusien qui s’occupe des questions alimentaires, 76 millions dé dollars étaient nécessaires pour sauver la vie de 1,5 millions de personnes directement menacées par la famine. Le PAM avait souligné que la vie de ces personnes était en danger si on ne faisait rien dans l’immédiat. Presque chaque année, le PAM lance un SOS pour acheter des vivres pour sauver la population du Sud de la famine. C’est même devenue une routine que l’opinion ne s’en émeut plus. On ignore si le PAM arrive à réunir la somme qu’il réclame pour subvenir aux besoins alimentaires de la population du Sud. Ce qui est certain c’est que le PAM gère lui-même le fonds qu’il a récolté sans passer par l’État. C’est ainsi depuis plusieurs années. Si l’argent investi par le PAM dans l’achat de vivres avait été affecté dans des projets structurants contre la famine, on n’en serait pas là aujourd’ hui. Dures réalités Le fait est que malgré l’intervention régulière du PAM, la famine s’aggrave d’une année à l’autre. Il faut dire que le PAM apporte des secours d’urgence et ne cherche pas à apporter une solution pérenne à la famine. Mais on sait pertinemment que l’apport en nourriture ne résoudra jamais le problème de la famine de manière définitive. Les aliments ne durent qu’un moment et n’assurent pas le besoin de la population pour toute l’année. C’est juste une illusion après laquelle on revient aux dures réalités du Deep South. C’est bien de s’occuper de la vie de la population du Sud mais la meilleure contribution c’est d’aider l’État dans la recherche de solution rapide et durable à la famine. Le fait de servir chaque année des images d’habitants squelettiques pour récolter des fonds est un peu indécent et n’aide pas le pays à avoir une bonne image sur le plan international. C’est d’autant plus gênant que l’État vient d’organiser à Tolagnaro un colloque sur l’Emergence du Sud où des projets ont été élaborés pour mettre fin à cette situation dramatique. Pour le moment c’est l’État qui assure le financement des projets convenus avec ses modestes moyens. Le PAM continue de faire la pluie et le beau temps. Si seulement il pleuvait dans le Sud.