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Projet hydroélectrique – Le projet Volobe tend vers la renégociation

Les  trois  parties  concernées  en  visite  à  l’emplacement  du  barrage hydroélectrique  à  Volobe  en  août  2019.

Alors que la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) attend la signature finale du projet depuis avril, une révision du tarif moyen du kilowattheure est demandée.

Un pas en avant, deux pas en arrière. C’est ce qui peut décrire la situation actuelle du projet de nouvelle centrale hydroélectrique de Volobe dans le district de Toamasina II. Prévue depuis avril, la signature finale du contrat de concession avec le gouvernement n’a toujours pas eu lieu.

La pré-signature du document d’entente entre l’État, la Jirama et le concessionnaire CGHV (Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe), a été réalisée le 13 février dernier. Document dans lequel le contrat de concession de 35 ans et l’achat d’énergie par la Jirama, sont « paraphés ».

Jouable

Et ces 10% sont toujours indiqués en négociation alors que le prix du kWh, dont le premier est prévu en 2023, fait l’objet d’une demande de révision.

Une source proche du dossier Volobe révèle que des paramètres sont à revoir. « D’abord, le contrat de concession devrait durer 25 ans et non 35 ans comme prévu. Ensuite, des coûts superflus ont été constatés dans le Capex (total des dépenses d’investissement) et la révision des coûts peut faire économiser jusqu’à 150 millions de dollars sur le coût total du projet », explique notre interlocuteur. Le coût total d’investissement nécessaire estimé à près de 450 millions de dollars peut donc être réduit selon les précisions faites.

Par ailleurs, la révision concerne le prix du kilowattheure de 6, 3 centimes de dollars proposé aujourd’hui par la CGHV. « Celui-ci peut baisser jusqu’ à 5 centimes de dollars (0,5 dollar) et c’est jouable », martèle notre interlocuteur.

Rémy Huber, directeur général de CGHV dit ne pas encore avoir été avisé de cette demande de révision. « Nous n’avons pas été sollicité par le gouvernement, à ce jour, pour renégocier ces conditions. Ce tarif est en ligne avec les discussions et les objectifs que le président de la République avait fixés lors de la signature d’un Accord Cadre à Paris le 29 Mai 2019 », réagit-il.

Aux hypothèses d’un financier, un objectif de moins des 6 centimes de dollars, est difficilement atteignable pour un projet hydroélectrique en développement purement privé. Sauf, si l’on songe à injecter des fonds concessionnels de manière significative. Ce n’en ferait plus un projet 100 % privé. « Nous n’avons pas encore fini la négociation », répond le directeur général de l’Énergie, Andry Ramaroson, qui précise que tous les projets structurants du pays seront incessamment revus au niveau de la Présidence.

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