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Mesure de protection des personnes fragiles – La rupture de solde inquiète le secteur privé

Les  travailleurs  craignent  de  perdre  leurs  avantages,  explique Rémi  Henri  Boutoudi, secrétaire  général  du  SEKRIMA.

Le secteur privé ne peut prétendre à un arrêt de travail en cette urgence sanitaire. Les salariés qualifiés de fragiles ou à risque craignant une amputation de salaire.

Les fonctionnaires dont l’état de santé est fragile ont le droit de ne pas se présenter au travail. Cette note a été prise par le ministère du Travail de l’emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales dans le but de protéger les agents vulnérables face au risque de contamination par le virus.

Les règles de jeu sont claires pour le personnel rattaché à l’Administration. L’arrêt de travail est recommandé durant la période d’urgence sanitaire. Mais dans le secteur privé, plusieurs questions se posent.

Le paiement du solde sera-t-il régulier même si le salarié partait en congé pour mieux se protéger? La suspension temporaire des activités au sein de la société n’aurait-elle pas d’effet sur le contrat de travail établi entre l’employeur et l’employé? Ce dernier ne risque-t-il pas d’être déclaré inapte à son retour au travail?

« Cette décision du ministère peut aussi concerner les travailleurs dans le secteur privé. Ils sont aptes à travailler mais sont qualifiés de fragiles ou personnes à risque. L’initia­tive de l’État ne devrait pas avoir de conséquence sur le salaire durant l’arrêt temporaire des activités », explique Rémi Henri Boutoudi, secrétaire général de SEKRIMA.

Avant de quitter leur poste au sein des entreprises, les personnes qualifiées de fragiles et à risque devraient obtenir l’aval du centre médical qui prend en charge le personnel.

« Là aussi, il devrait exister une grille de critères très explicites pour éviter la stigmatisation des employés. Ce n’est pas tout le monde qui se trouve dans les conditions à risque. Que ce soit clair, le fait de dire que telle ou telle personne est vulnérable ne devrait pas être un motif pour écarter les employés », insiste Rémi Henri Boutoudi.

Le processus pour l’autorisation d’un arrêt de travail est encore long pour le secteur privé. L’absence de sécurisation de l’emploi pèse de tout son poids avec le pouvoir discrétionnaire des employeurs de remplacer ceux qui s’absentent pendant une période indéterminée.

Une consultation des partenaires sociaux dans le monde de travail a eu lieu samedi avec le ministère de la Fonction publique pour discuter de l’avenir des travailleurs dans le secteur privé en application à l’initiative du président de la République de protéger les personnes à risque.

1 commentaire

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  • Comme souvent, les décisions de L’Etat avantagent les fonctionnaires et pénalisent les salariés du Privé …….
    République égalitaire ? Pensez vous ???????

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