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Religion – L’Église catholique contre l’homophobie

Le pape François éclaircit le point de vue de l’Église catholique sur l’homosexualité, après la tuerie dans une boîte gay à Orlando.

«Les homosexuels ne doivent pas être discriminés. Ils doivent être respectés et accompagnés pastoralement». Ce serait l’indication du catéchisme de l’Église catholique, comme l’a souligné le Pape François, en réponse à des questions sur la tuerie commise dans une boîte gay à Orlando, le 12 juin, lors de son vol de retour de l’Arménie, publiées dans des presses étrangères, le 27 juin. «Qui sommes-nous pour juger  On devrait leur demander pardon», a-t-il ajouté.
« L’Église catholique ne marginalise pas et ne rejette pas les enfants de Dieu.
Au contraire, on les aide à s’épanouir au niveau de la société, en tant qu’humain», éclaircit le père Robert Marie Randria­mana­mahenina, coordinateur des Evêques de Mada­gas­car, joint au téléphone, hier. Ainsi, les personnes homosexuelles sont acceptées dans les écoles et les Eglises catholiques à Mada­gascar. « L’homosexualité est une question de maîtrise de soi. On peut aider à la sur­passer par l’éducation », enchaîne-t-il.

Consentement
Cette conviction n’implique pas pour autant le consentement des mariages homosexuels et tous les phénomènes contre nature par l’Église catholique. « Jamais, l’Église catholique n’accordera le mariage entre deux hommes ou entre deux femmes. Dans la Bible, c’est bien clair que Dieu a uni un homme et une femme, et non un homme et un autre homme ou encore une femme et une autre femme», poursuit notre source.
Pour un sociologue, cette décision pourrait inciter les concernés à s’affirmer dans la société. «Les homosexuels n’auront plus peur de montrer leur “nature”, si la société les respecte, comme ce qui se passe dans les pays occidentaux, actuellement », explique-t-il.
Ce sociologue est, aussi, défaitiste sur ce point de vue de l’Église catholique. « À Madagascar, le phéno­mène est encore un sujet tabou. Il faut toute une séance de discussion pour persuader la société de ne pas marginaliser les homosexuels », soutient le sociologue.

Miangaly Ralitera

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