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Edgard Razafindravahy : « Oui à la démission, non au coup d’État »

Edgard Razafindravahy estime que les autorités doivent quitter le pouvoir si elles sont incapables de redresser le pays. Il soutient néanmoins que ce départ ne doit pas se faire à travers un coup d’État.

L’heure est grave, et des décisions doivent être prises. Face aux difficultés dans lesquelles le pays se trouve embourbé, le parti Antoka sy dinan’ny Nosy (ADN – Arche de la Nation) n’entend pas rester silencieux et met le pouvoir devant ses responsabilités.
De retour au pays après avoir assisté au 196e Interna­tional libéral à Tbilisi en Georgie, Edgard Razafin­dravahy, chef de file du parti, a suggéré la démission des autorités. « Le pays se trouve dans le gouffre, la population est dans un profond désarroi. Démissionnez si vous n’êtes pas capables d’améliorer les choses et de redresser le pays », a-t-il tonné au cours d’un point de presse donné à sa descente d’avion.
Pour Edgard Razafin­dravahy, la démission des autorités est l’une des solutions qui permettent d’éviter que le pays ne sombre dans une énième crise politique consécutive à une explosion sociale de plus en plus imminente. Grèves et manifestations se poursuivent alors que les revendications sociales sont loin d’obtenir des réponses satisfaisantes. « Vous êtes adultes et vous devez savoir quelles sont les limites. Le pays est dans une situation plus que préoccupante. Ne persistez pas dans vos erreurs », a-t-il poursuivi.
L’insécurité, le délestage, la pauvreté, la destruction des infrastructures, la baisse continuelle du pouvoir
d’achat, sans parler de la corruption, sont autant de problèmes auxquels les Malga­ches se trouvent confrontés au quotidien. Autant de maux maintes fois rappelés par la société civile et les responsables des Eglises mais auxquels les autorités semblent avoir du mal à apporter des solutions.
Respect de la Constitution
Incapables de trouver les réponses adéquates, les autorités craignent fortement pour leur pouvoir, et réagissent aux moindres rumeurs de coup d’Etat. Réel ou imaginaire, le coup d’État n’est pas la solution, anticipe pourtant Edgard Razafindravahy. « En tant que membre à part entière de l’Internationale libérale, l’ADN ne peut pas cautionner une telle démarche si elle existe. Nous respectons la Constitution », a souligné le leader de l’ADN, devant la presse. « Un putsch ne peut que plonger le pays dans le chaos », a-t-il continué.
Ce n’est pas la première fois qu’Edgard Razafin­dravahy appelle les autorités à rendre au peuple souverain le pouvoir et à laisser les électeurs décider de ce qu’ils souhaitent pour le pays. « La base doit être consultée sur ce qu’elle veut réellement », avait-il déjà maintes fois indiqué.
Contre toute initiative de renversement anticonstitutionnel du pouvoir, Edgard Razafindravahy n’en défend pas moins le droit de grève et les droits syndicaux. « Tout le monde a le droit de s’exprimer librement. Il appartient au gouvernement de trouver les solutions idoines, correspondant aux besoins des citoyens », a-t-il conclu.

GARANTIE ET ENGAGEMENT

« Conquérir le pouvoir pour concrétiser les valeurs libérales qui visent le bien-être de l’Homme ». La devise de l’Internationale libérale qui est aussi celle de l’ADN a été rappelée par Edgard Razafindravahy, samedi, à son arrivée à Ivato. « Tous les membres du parti doivent respecter l’engagement que nous avons envers nos concitoyens, et que nous avons confirmé à l’échelle internationale », a-t-il souligné au cours du point de presse. En adhérant à l’Internationale libérale, l’ADN et Edgard Razafindravahy offrent aux Malgaches une garantie supplémentaire de leur détermination à ne pas dévier des engagements qu’ils ont pris, des lignes de conduite qu’ils ont tracées ainsi que des valeurs qu’ils prônent.
Juliano Randrianja

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