De lourdes charges financières à supporter. Les autorités malgaches ont rendu compte auprès du Fonds monétaire international, FMI que les impayés cumulés de la Jirama culminent à 1 031 milliards d’ariary. D’une source officielle. Le Mémorandum de politiques économiques et financières, MPEF, relatif à l’accord soutenu par le programme sur la Facilité élargie de crédit, FEC, dont le rapport sur le contenu de la première revue effectuée au mois de septembre-octobre, a été publié le mois dernier, a révélé des informations plus qu’intéressantes. Ainsi, il y est indiqué que « l’encours cumulé des dettes de la Jirama s’élève à 1 031 milliards d’ariary ». Ce qui a conduit le Premier ministre Christian Ntsay, lors d’une visite d’un orphelinat à Arivonimamo au mois d’octobre, d’imposer un préalable. « Aucune facture des fournisseurs de la Jirama ne sera payée qu’après un audit d’un cabinet indépendant ». Une précaution d’usage, ou une règle prudentielle si l’on peut utiliser cette expression des banquiers, approuvée par Andry Ramaroson, ministre de l’Énergie et des hydrocarbures. Sur laquelle il a rajouté une couche ou une touche personnelle. Quand la société Jovena refusait de livrer du gas-oil pour la Jirama, et que le Conseil d’État lui a débouté de sa demande de sursis en exécution, le ministre de tutelle a eu gain de cause dans sa stratégie du forceps. Le recours à la réquisition du carburant. Un scénario identique qui s’est réalisé à deux reprises. Primes exceptionnelles De cette ardoise à effacer, des questions découlent de source. D’abord, à quoi servait les milliards d’ariary injectés par l’État sous forme de subvention pour renflouer la caisse de la Jirama ? Ce qui renvoie tout le monde aux primes exceptionnelles accordées à quelques « cadres méritants » de la Jirama, étalées sur les réseaux sociaux, sans être démentis de façon formelle par les concernés eux mêmes. Puis, la Jirama, avec un apport financier de l’État limité à 382 milliards d’ariary, a augmenté les prix au kilowatt de l’électricité. Avec en sus, une double facturation. Ce qui a provoqué un tollé général parmi ses abonnés, vivant encore sous la cloche des mesures restrictives dictées par l’État d’urgence sanitaire. Afin de circonscrire la propagation du coronavirus. Enfin, le système de tarification Optima, imposé par la Banque mondiale qui a failli annuler deux accords de crédits d’un montant total de 700 millions de dollars, à cause de la réticence des dirigeants à l’adopter et à l’adapter aux réalités malgache, est-elle si efficiente et efficace que cela ? Le doute est permis à cause de ces résidus de pertes d’exploitation colossales. Les autorités malgaches soutiennent dans ce document « que le paiement des arriérés aux fournisseurs, combiné à la renégociation des contrats à des conditions défavorables pour la Jirama, constituent ses axes stratégiques ». Elles entendent « mettre en œuvre un plan plus global de restructuration et de remboursement de ces arriérés, de concert avec la Banque mondiale ». Pour ce qui est de la subvention, Marc Gérard, l’ancien représentant résident du Fonds monétaire international, FMI, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que « sou v en t l e montant réel à la fin d’un exercice dépasse celui fixé par la loi de finances initiale ». Dans ces conditions, la seconde revue de la FEC du 18 au 30 mai par les « inquisiteurs » du FMI, s’annonce compliquée pour la partie malgache. Les réformes structurelles de la Jirama et d’Air Madagascar, le « lissage » des prix du carburant, forment des asymptotes verticales dans l’étude de fonction du FMI. Il se peut que les solutions à trouver passent par la loi de finances rectificative.
De lourdes charges financières à supporter. Les autorités malgaches ont rendu compte auprès du Fonds monétaire international, FMI que les impayés cumulés de la Jirama culminent à 1 031 milliards d’ariary. D’une source officielle. Le Mémorandum de politiques économiques et financières, MPEF, relatif à l’accord soutenu par le programme sur la Facilité élargie de crédit, FEC, dont le rapport sur le contenu de la première revue effectuée au mois de septembre-octobre, a été publié le mois dernier, a révélé des informations plus qu’intéressantes. Ainsi, il y est indiqué que « l’encours cumulé des dettes de la Jirama s’élève à 1 031 milliards d’ariary ». Ce qui a conduit le Premier ministre Christian Ntsay, lors d’une visite d’un orphelinat à Arivonimamo au mois d’octobre, d’imposer un préalable. « Aucune facture des fournisseurs de la Jirama ne sera payée qu’après un audit d’un cabinet indépendant ». Une précaution d’usage, ou une règle prudentielle si l’on peut utiliser cette expression des banquiers, approuvée par Andry Ramaroson, ministre de l’Énergie et des hydrocarbures. Sur laquelle il a rajouté une couche ou une touche personnelle. Quand la société Jovena refusait de livrer du gas-oil pour la Jirama, et que le Conseil d’État lui a débouté de sa demande de sursis en exécution, le ministre de tutelle a eu gain de cause dans sa stratégie du forceps. Le recours à la réquisition du carburant. Un scénario identique qui s’est réalisé à deux reprises. Primes exceptionnelles De cette ardoise à effacer, des questions découlent de source. D’abord, à quoi servait les milliards d’ariary injectés par l’État sous forme de subvention pour renflouer la caisse de la Jirama ? Ce qui renvoie tout le monde aux primes exceptionnelles accordées à quelques « cadres méritants » de la Jirama, étalées sur les réseaux sociaux, sans être démentis de façon formelle par les concernés eux mêmes. Puis, la Jirama, avec un apport financier de l’État limité à 382 milliards d’ariary, a augmenté les prix au kilowatt de l’électricité. Avec en sus, une double facturation. Ce qui a provoqué un tollé général parmi ses abonnés, vivant encore sous la cloche des mesures restrictives dictées par l’État d’urgence sanitaire. Afin de circonscrire la propagation du coronavirus. Enfin, le système de tarification Optima, imposé par la Banque mondiale qui a failli annuler deux accords de crédits d’un montant total de 700 millions de dollars, à cause de la réticence des dirigeants à l’adopter et à l’adapter aux réalités malgache, est-elle si efficiente et efficace que cela ? Le doute est permis à cause de ces résidus de pertes d’exploitation colossales. Les autorités malgaches soutiennent dans ce document « que le paiement des arriérés aux fournisseurs, combiné à la renégociation des contrats à des conditions défavorables pour la Jirama, constituent ses axes stratégiques ». Elles entendent « mettre en œuvre un plan plus global de restructuration et de remboursement de ces arriérés, de concert avec la Banque mondiale ». Pour ce qui est de la subvention, Marc Gérard, l’ancien représentant résident du Fonds monétaire international, FMI, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que « sou v en t l e montant réel à la fin d’un exercice dépasse celui fixé par la loi de finances initiale ». Dans ces conditions, la seconde revue de la FEC du 18 au 30 mai par les « inquisiteurs » du FMI, s’annonce compliquée pour la partie malgache. Les réformes structurelles de la Jirama et d’Air Madagascar, le « lissage » des prix du carburant, forment des asymptotes verticales dans l’étude de fonction du FMI. Il se peut que les solutions à trouver passent par la loi de finances rectificative.