Accueil » Social » Sécurité et santé au travail – Le système de l’OIT évolue avec la Covid-19
Social

Sécurité et santé au travail – Le système de l’OIT évolue avec la Covid-19

Gisèle  Ranampy,  ministre  du  Travail,  de  l'Emploi, des  Services  sociaux  et  du  Droit  social.

Pour l’édition 2021 de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a organisé une conférence virtuelle rassemblant des panélistes de plusieurs pays. La conférence a été dirigée par Guy Ryder, directeur général de l’OIT, et a vu la participation du Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organi­sation mondiale de la Santé (OMS), de plusieurs ministres et secrétaires d’États, dont Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’Emploi, des Services sociaux et du Droit social et Jerson Razafi­manantsoa, directeur général du travail et des affaires sociales à Madagascar.

L’OIT a voulu interpeller sur les conséquences directes de la pandémie de Covid-19 sur le monde du travail, et plus particulièrement partager les changements immédiats sur son système de «sécurité et santé au travail» (SST). La pandémie a en effet bousculé la manière de travailler à travers le monde et a modifié les méthodes de protection mises en place auparavant par les États et les entreprises.

Selon son communiqué, l’OIT, à travers cette conférence, «veut stimuler le dialogue sur l’importance d’investir dans la sécurité et la santé au travail pour répondre aux urgences et aux crises affectant les lieux de travail, comme la pandémie de Covid-19. La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2021 appelle à tirer parti des principaux éléments des systèmes nationaux de sécurité et santé au travail, soulignant à quel point chaque élément est d’une importance et d’une pertinence égales face à ces défis».

Menace en zone fermée

Il va en effet sans dire que la propagation du virus Covid-19 sur les lieux de travail était la plus importante constatée depuis 2020. Les plus exposés sont les travailleurs d’urgence (santé, sécurité), les professionnels de la santé et les travailleurs sociaux. Mais la majorité des contractions du virus s’est manifestée dans les lieux de travail fermés comme les bureaux, les commerces, les lieux de rencontres professionnelles et de loisirs.

À Madagascar, plus aucune entreprise n’a été épargnée par la propagation du virus alors que les mesures de distanciation et de protection ont été prises relativement tôt en mars 2020, période de première propagation du coronavirus sur la Grande Île.

En mai 2020, la ministre Gisèle Ranampy avait déjà rapporté en vidéo auprès de l’OIT l’impact direct du Covid-19 sur les lieux de travail, et a prévenu tous les acteurs de l’importance capitale de se prémunir tôt des mesures recommandées par les institutions de santé, du travail, et des différents ministères concernés.

Un récent rapport de l’OIT, datant du 14 avril 2021, a confirmé la menace de contamination qui pèse sur les travailleurs en zone fermée. Ces derniers, même portant un masque, sont en effet exposés à un risque de 18 fois supérieur aux travailleurs à ciel ouvert ou en zones non closes.

Les segments à risque sont toujours les personnes qui travaillent pour l’urgence, la santé et la sécurité. Ils sont plus de 136 millions dans le monde à être sur le front en permanence et représentent 14% des cas de Covid-19 répertoriés par l’OMS.

Avec l’évolution de la pandémie dans chaque pays, l’OIT recommande de faire évoluer le standard du système de sécurité et de santé au travail (SST) en considérant la Covid-19 mais également d’autres conséquences sur les travailleurs. L’OIT a également révélé que sur les entreprises interrogées, 65% peinent à maintenir le moral des travailleurs. De plus, 1 personne sur 5 travaillant dans la santé, le social ou l’urgence, présente des signes de dépression et d’anxiété permanente. L’OIT va ainsi renforcer le SST pour une meilleure résilience, en tenant compte des retour d’expérience de chaque pays après cette conférence mondiale.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter