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Haute Cour Constitutionnelle – Florent Rakotoarisoa élu président

Florent Rakotoarisoa revient à Ambohidahy où il avait déjà siégé.

Vingt-et-un jours après la prestation de serment de ses nouveaux membres, la HCC a un nouveau président. Il s’agit de Florent Rakotoarisoa, candidat unique au poste.

Fin du sus­pense. Après s’être accordés une rallonge de vingt-et-un jours, les membres de la Haute cour constitutionnelle (HCC), ont élu leur nouveau président. Le haut conseiller Florent Rakotoarisoa est élu par ses pairs pour présider l’institution d’Ambohidahy durant les sept prochaines années.

Le vote s’est déroulé hier. Soit, vingt-et-un jours pile après la cérémonie d’installation des nouveaux membres de la HCC, comme prévu par les nouvelles dispositions du règlement intérieur de l’institution. Au regard du procès-verbal de l’élection, ça a été un plébiscite. Florent Rakotoarisoa a été l’unique candidat.

Les huit hauts conseillers constitutionnels ayant prêté serment le 8 avril, ont tous pris part au vote. Le neuvième membre a manqué la cérémonie d’installation officielle pour des raisons de santé.

Le nouveau président de la HCC a obtenu huit voix sur huit. Florent Rakotoarisoa qui a, également, pris part au suffrage a, visiblement, voté pour lui-même. L’identité du nouveau boss de la Cour d’Ambohidahy se chuchotait en coulisses depuis plusieurs semaines.

Un scénario qui se faisait plus insistant lorsque le Conseil supérieur de la magistrature a élu l’ancien premier président de la Cour d’appel de Toliara pour siéger à la HCC.

À Ambohidahy, par ailleurs, tout a été échafaudé pour permettre à Florent Rakotoarisoa de siéger à la présidence de la Cour. Dès le jour de la prestation de serment des nouveaux membres, le fait qu’il soit candidat unique se dessinait. Seulement, un souci de santé a fait qu’il n’ait pas pu prendre part à la première réunion de l’institution.

Étant donné que Florent Rakotoarisoa ne pouvait pas reprendre du service à temps, le règlement intérieur de l’Institution d’Ambohidahy a été modifié. De huit jours, auparavant, le délai pour l’élection du président a donc été élargi à vingt-et-un jours. A la lecture du procès-verbal de l’élection, du reste, elle s’est déroulée en audience privée et par visioconférence.

Consécration

Une source avisée a confié, mercredi, que la participation au vote par visioconférence a été décidée afin de permettre à ceux qui ne pouvaient pas assister à l’audience pour des raisons de santé d’accomplir leur devoir. Cette élection à la présidence de la HCC est, quoi qu’il en soit, une consécration pour Florent Rakotoarisoa. Après une carrière au sein de la magistrature et un parcours politique relativement remarquable, il acquiert donc le statut de chef d’institution.

Magistrat de premier grade, Florent Rakotoarisoa a été premier président de la Cour d’appel de Toliara, avant son élection à la HCC. La Cour d’Ambohidahy ne lui est pas inconnue. Il y a déjà siégé en tant que Haut conseiller constitutionnel, durant les premières années de la troisième République.

Il a, également, présidé le Comité consultatif constitutionnel, qui a été chargé de la rédaction de la Consti­tution de cette quatrième République. Outre sa carrière au sein de la magistrature, Florent Rakotoarisoa s’est surtout fait un nom dans l’arène politique.

Réputé proche de Andry Rajoelina, président de la République, il a siégé au sein du gouvernement de Tran­sition en tant que ministre de l’Intérieur. Le nouveau président de la HCC a, également, déjà assuré l’intérim en tant que ministre de la Justice. Avant de siéger au sein de l’Exécutif, il a aussi été ambassadeur de Mada­gascar au Canada.

Comme l’avaient prédit quelques observateurs politiques, un Rakotoarisoa en a caché un autre à la Cour d’Ambohidahy. Florent Rako­toarisoa succède à Jean Eric Rakotoarisoa, président de la HCC sortant.

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