Editorial

« Toux ou rien » pour les opposants

En détresse respiratoire, des anti-régimes au CVO cherchent à changer d’air. Des membres de l’opposition se rendent aujourd’hui à l’’évidence. Le scénario catastrophique qu’ils ont imaginé dès l’annonce présidentielle des premiers cas importés confirmés du coronavirus, le vendredi 20 mars, ne s’est pas réalisé. Ils ont espéré l’émergence de tant d’événements liés par des causes à effets.

Ils ont prédit que la fermeture des frontières aériennes, malgré la poursuite des échanges commerciaux maritimes et la libre circulation des marchandises à travers le pays, allait souffler un vent de panique chez les consommateurs. Générant au passage une pénurie généralisée des produits de première nécessité.

Ils ont vu juste, mais en partie. Le samedi 21 mars, les nantis de la société, copiant ce qu’ils ont vu à télévision cryptée, ont « pillé » les grandes surfaces et les pharmacies. Emportant avec eux des tonnes de papier-toilettes, des sacs de riz, des bouteilles d’huile, du savon, du sucre, des masques, des boîtes de doliprane, de fervex ou des plaquettes entières de paracétamol… Ils ont aussi vidé des Distributeurs automatique de billets, DAB, pour se constituer des réserves suffisantes de liquidités en vue des jours difficiles.

En parfaits prophètes malfaisants, ils ont aussi souhaité que le confinement, même partiel, était de nature à mécontenter les couches sociales les plus vulnérables qui vivent au jour le jour. De ce concours de circonstances, ils attendaient à une explosion sociale. Ils étaient convaincus que le pouvoir allait tomber de lui-même. Comme un fruit pourri, ou plutôt une orange décomposée. En outre, ces mauvais perdants des dernières élections ont prié, dans leur foi intérieure, que le nombre des morts se compte par milliers parmi les victimes du Covid-19. Comme l’hécatombe qui a écœurés ltaliens, Espagnols et Américains.

Mais rien de tout cela ne s’est produit. Le ravitaillement en denrées alimentaires de base n’a pas tardé à revenir à la normale avec des majorations sur les prix, les laissés pour compte ont bénéficié des trois volets du Plan d’urgence sociale Tsena mora, Vatsy Tsinjo, Tosika Fameno. Ils perdent tellement de temps à faire la queue tous les jours, qu’ils ne prêtent qu’une oreille distraite aux analyses pernicieuses des têtes pensantes de cette opposition. Avec la levée graduelle des mesures du confinement partie, ces modestes citoyens ont retrouvé peu à peu le rythme de leur vie au quotidien.

Enfin, aucun décès n’a été signalé parmi les porteurs du virus. Face à tant de déceptions, mieux vaut chercher un autre motif de contestation. Ils suggèrent que « le statut-quo » de l’opposition à l’Assemblée nationale doit être modifié.

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  • Jusqu’ici, le gouvernement malgache a été parmi les plus actifs et les plus efficaces durant cette pandémie et ce malgré des moyens très limités. Comparé à la France ou aux USA, c’est le jour et la nuit. Quoi que disent les mauvaises langues, Andry Rajoelina a fait du bon boulot. Il a mobilisé les forces de l’ordre, les hopitaux, les ministres, les chercheurs, les entreprises franches pour les masques… Sans parler du fait que les frais d’hospitalisation pour les patients atteints du COVID-19 sont pris en charge par l’Etat. C’est pas encore gagné, il faut rester sur nos gardes, mais Madagascar est sur la bonne voie.