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Confinement – Les rues du centre-ville désertes

Les rues du centre-ville, comme à Ampasampito ont été désertes hier.

La population de la capitale adopte progressivement le dispositif de confinement. Les rues du centre-ville sont désertes, les marchés restent très fréquentés.

Un dimanche calme dans la capitale. Les rues du centre-ville ont été désertes, hier après-midi. Telle une ville morte, on trouvait à peine des gens et des véhicules circuler sur les voies publiques. Seuls des éléments de force de l’ordre qui faisaient la ronde, occupaient les rues d’Analakely, de Behoririka, de Faravohitra, d’Ankadifotsy, d’Isotry ou encore d’Ampasampito.

« Nous avons constaté une grande baisse de la circulation, aujourd’hui. Les gens commencent à comprendre la nécessité des mesures de confinement. On les remercie », indique le Contrôleur général de police, Fanomezantsoa Rodellys Randrianarisoa, ministre de la Sécurité publique.

Les policiers n’ont pas hésité à intervenir, là où des gens défiaient les règles. à Ambodin’Isotry, entre au­tres, ils ont réquisitionné les boules des jeunes du quartier qui faisaient de la pétanque sur un lieu public, pour les obliger à rentrer chez eux.

Mesures regressives

Dans les barrages mis en place dans la ville d’Anta­nanarivo, les policiers ne laissaient passer, presque personne. Des victimes s’en plaignent. « Je suis sortie de chez moi avec cette ordonnance pour acheter ces médicaments à la pharmacie de garde. Ils ne m’ont pas laissé passer », assène Finaritra Ranjatomamy, un père de famille. Un employé d’une société réquisitionné à travailler de lancer : « Ils m’ont dit qu’on n’est autorisé à circuler que la matinée ». Selon le ministre de la Sécurité publique, l’autorisation de circuler pour les individus qui n’ont pas de dérogation spéciale, est laissée à l’appréciation des éléments de force de l’ordre sur le barrage.

Dans la matinée, toutefois, les marchés ont été encore très fréquentés.

« Certes, il y a moins de gens que d’habitude mais la promiscuité est toujours présente », lance un responsable du fokontany à Ambodin’Isotry. Des habitants d’Andava­mamba, d’Ambohidahy Mahazo, d’Ankazomanga, entre autres, font appel à la Police nationale de faire une descente dans leur quartier pour disperser la foule. « La rue devient un terrain de foot pour les jeunes, c’est énervant », témoigne Sitraka Iharimalala, une mère de famille à Ankazomanga.

Le ministre de la Sécurité publique annonce des mesures répressives pour obliger les gens à respecter les dispositifs de confinement. « à compter de demain (ndlr : aujourd’hui), nous allons être plus stricts. Ceux qui continuent à sortir dans la voie publique, sans motif valable vont être enfermés au violon », souligne-t-il. Il invite, tout un chacun à ne sortir de chez soi, qu’en cas de force majeure pour éviter de contracter le coronavirus.

 

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