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Rapport de Transparency International – L’achat de diplôme pointé du doigt

La  présentation  du  rapport  d'enquête  dans  le  secteur de  l'éducation  à  Antaninarenina,  hier.

Le système éducatif à tous les niveaux est souillé par la corruption. Des cas sont dénoncés par Transparency International-Initiative Mada­gascar dans un rapport d’enquête menée dans l’éducation. En marge de la présentation publique du rapport intitulé « Diagnostic des incidents de la corruption dans le secteur de l’éducation. Rapport exécutif – Janvier 2021 » à l’Hôtel Colbert à Antaninare­nina, hier, il est ressorti que la corruption touche l’enseignement fondamental en premier lieu. « Un diplôme de CEPE est vendu entre 100 000 ariary et 200 000 ariary dans une circonscription scolaire dans le Nord de Mada­gascar », rapportent les résultats d’enquête.

Outre l’achat de diplôme, l’absence de transparence au niveau du recrutement des enseignants est décrite comme une des raisons qui favorisent la corruption au sein du ministère de l’Éduca­tion nationale. Le président national de la Confédération des syndicats SEMPAMA, Claude Raharovohatra explique: « La méthode de recrutement est bien planifiée à la base, au niveau des CISCO, des DREN jusqu’au niveau central. Cependant, les résultats sont bien souvent modifiés par des hauts responsables au niveau de l’administration qui se permettent de changer les noms déjà proposés à la base. C’est à ce stade que la corruption se trouve ».

Déséquilibre

Le ministère de l’Édu­cation nationale a fourni beaucoup d’efforts pour améliorer le recrutement des enseignants. Or, sur le plan technique, il y a un énorme déséquilibre entre l’offre et la demande. Le nombre de postes budgétaires accordés au ministère se trouve endeçà du nombre d’enseignants qui veulent être inscrits sur la liste des fonctionnaires. Actuellement, « quatre-vingt-mille enseignants FRAM se bousculent au portillon alors qu’il n’y a que sept-mille postes budgétaires disponibles », explique Justin Rakotonirina, directeur de l’Education de masse et du civisme. Ce déséquilibre, selon le président du SEMPAMA favorise la corruption au niveau du recrutement.

Le rapport d’enquête du Transparency InternationalInitiative Madagascar indique que les cas de corruption dans l’éducation sont variables. Des cas de pots-de-vin, favoritisme, abus de pouvoir, trafic d’influence sont observés dans plusieurs CISCO et DREN de la Grande île. Des enseignants non fonctionnaires ou fonctionnaires, des chefs d’établissements ou des parents seraient dans les rangs des corrupteurs et des corrompus, selon les circonstances.

 

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