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Carburant – Queue devant les stations-service à Toamasina

Pas  de  panique,  les  prix  à  la  pompe  restent  encore  inchangés.

Des publications sur les réseaux sociaux peuvent déclencher une panique générale parmi les usagers. Elles montrent des files d’attente devant des stations-service à Toamasina.

Là-même où débarquent les tonnes de carburant à dispatcher à travers le pays. Un haut responsable de l’Office malgache des hydrocarbures, OMH, contacté au téléphone, a tenu à rassurer tout le monde. Il ne voulait pas mettre de l’huile sur le feu. « Ces anomalies relèvent plutôt de questions administratives que des problèmes d’approvisionnement. Les stocks disponibles sont suffisants pour couvrir les besoins en carburant au niveau national pour les mois à venir ». Beaucoup ont émis des hypothèses comme quoi cette pseudo-pénurie serait une préparation psychologique à une éventuelle hausse des prix à la pompe. Mais Andry Ramaroson, ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, a réfuté cette supputation. « Il n’est pas encore question de revoir à la hausse ces prix » a-t-il martelé à maintes reprises.

Cela, en dépit de la hausse des cours du baril du Brent sur le marché mondial, au-dessus des 80 dollars depuis la reprise progressive des activités économiques à l’échelle planétaire. Et malgré la perte de valeur de l’ariary face au dollar. Une dépréciation continuelle estimée à 3,6% pour l’exercice en cours par la Banque centrale de Madagascar, BFM. Deux paramètres essentiels pour calculer le différentiel des coûts.

Indemnisés

Les prix affichés aujourd’hui, 4 100 ariary le litre du super sans-plomb et 3 400 ariary pour celui du gas-oil, datent du 20 juin 2019. Le Fonds monétaire international, FMI, suggère dans ses recommandations, des prix conformes aux coûts de revient générés le long de la chaîne de distribution. Les pétroliers sont indemnisés de l’écart qui se creuse entre les prix réels et ceux affichés. Ce statu quo, selon diverses analyses, a permis de contenir l’envolée inflationniste. Même si les prix des produits de première nécessité, PPN, ont suivi une courbe ascendante. Des coopératives de taxis-brousse, ayant l’habitude de motiver l’augmentation de leurs tarifs à la base de ces prix ont trouvé un autre argument pour passer à l’acte. La dégradation à vue d’œil des portions des routes nationales, parties en lambeau. Les pluies sur le tard vont sauver l’agriculture mais compliqueront les travaux de réfection. Relation de cause à effet. Ce gel des prix du carburant ont, peut-être, privé le Fonds routier d’une trésorerie bien garnie, nécessaire pour l’entretien de ces axes routiers vitaux pour la bonne marche des rouages du mécanisme économique. Un peu grippés à quelques jours de la fête de Noël et du Nouvel An. Des moments propices à tous les excès.

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