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Agression d’un directeur de la Police – Arrestation d’un assistant parlementaire à Ihosy

L’assistant parlementaire est placé en garde à vue après l’agression contre le directeur de la police.

L’assistant parlementaire du député d’Ihosy est placé en garde-à-vue depuis samedi pour avoir giflé le numéro 1 des forces de police dans l’Ihorombe. L’assistant est depuis longtemps dans le collimateur des autorités.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’assistant parlementaire du député d’Ihosy a été finalement arrêté. Remuant le couteau dans la plaie, les autorités locales signalent de nombreux abus et défiance perpétrés par l’assistant cloué au pilori, contre de hauts responsables et fonctionnaires des services publics à Ihosy.

Fédérant de son côté toutes les personnalités et agents de l’État qui en ont fait les frais, la gouverneure de la région Ihorombe, Sareine Tafita Nomenjanahary est sortie de ses gonds et a appelé à l’application stricte de la loi.

L’assistant parlementaire est placé en garde à vue à la police depuis samedi. Il a payé au prix fort l’agression du directeur régional de la Sécurité publique d’Ihorombe. Selon les informations véhiculées sur facebook, le quidam aurait carrément giflé le haut gradé de la Police nationale. Une source policière indique en revanche qu’il aurait réussi à esquiver le coup.

L’agression a été commi se dans la nuit de vendredi à samedi, pendant une soirée organisée par le tribunal, où les deux hommes étaient invités. D’après les témoignages, le directeur de la police est sorti de la salle de réception aux alentours de minuit pour téléphoner.

Relations houleuses

L’assistant parlementaire l’aurait alors suivi pour le pousser et le tirer par la ceinture. La tension est montée d’un cran lorsque les deux hommes sont revenus dans la salle de fête. Lorsque la dispute a atteint son summum, l’assistant parlementaire a levé la main sur le haut fonctionnaire de la police.

D’emblée, des policiers présents sont intervenus et ont tenté de maitriser l’assistant, mais celui-ci a quitté les lieux pour se cacher dans l’enceinte. L’ayant pris pour un malfaiteur tapis dans l’ombre, le gardien des lieux a donné l’alerte et l’a pris en chasse. Paniqué, il est revenu dans la salle où la police l’attendait de pied ferme.

Lors de son arrestation, l’assistant parlementaire, âgé d’une quarantaine d’années a opposé une résistance farouche. Sitôt maitrisé, il a été installé dans un pickup de la police et conduit au commissariat pour être interrogé.

Des policiers sont soulagés de son arrestation. « Se prenant pour le nombril du pays, il a déjà tenté de nous renverser avec son véhicule », dénonce un agent. Son passage au parquet est prévu ce jour.

«L’impunité ne saurait être tolérée. Lever la main sur quelqu’un est un acte répréhensible vis-à-vis de la loi. J’appelle les autorités, les membres de l’Organe mixte de conception, le préfet, la gendarmerie nationale, la police et le procureur à appliquer la loi contre les terroristes et fauteurs de troubles », tonne la gouverneure de l’Ihorombe dans une vidéo sur sa page facebook officiel.

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