Economie

TVA sur le maïs – Inquiétude chez les professionnels de l’élevage

Effet domino. Les éleveurs craignent que la taxation à la TVA du maïs et des tourteaux n’entraine des conséquences néfastes sur différentes filières concernées. Ils évoquent alors une hausse de 50% des produits d’élevage dans un contexte qu’ils considèrent déjà comme peu favorable. Le cas de la filière avicole est symptomatique de la situation. Les professionnels du secteur expliquent que l’alimentation des animaux pèse jusqu’à 70% des charges. Le maïs en constitue la matière première principale, entre 60 à 70% du mélange pour les poules, le porc et le poisson entre autres.

Ils rappelent que la culture de maïs fait toujours face au problème des chenilles légionnaires qui a entrainé une baisse de 50% de la production durant la campagne 2018-2019. La taxation à la TVA du maïs et des tourteaux fera augmenter les prix de l’alimentation entre 25 et 40% estiment-ils, ce qui rendra les activités moins attractives car les marges s’effriteront. Comme solution, ils prônent la taxation des exploitations qui d’après eux contribuera à la formalisation des activités et à l’instauration de certaines normes. .

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  • Attention. Cette taxation est soutenue par un lobby des producteurs industrels de provandes et de poussins. En effet, ils facturent la TVA et doivent ainsi reverser la TVA collectée à l’état. Comme les achats de matières premières ne sont pas taxés, ils ne peuvent pas faire des déductions des taxes payées.
    Avec la taxation des intrants, le versement à l’état va diminuer pour ces industriels.
    Cependant les petits producteurs vont être pénalisés. Ils n’ont plus qu’à taxer aussi leur vente. La TVA est supportée en dernière instance par le consommateur qui verra alors son pouvoir d’achat diminué.
    J’ai l’impression que nos petits producteurs sont crédules en croyant que l’état va accepter facilement leur demande. Ils doivent plutôt expliquer la situation aux consommateurs qui ont un moyen de pression plus efficace.