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Santé infantile – Madagascar vulnérable à l’hydrocéphalie

L’hydrocéphalie fait plusieurs victimes. Le coût des traitements  est hors de portée.

Plusieurs enfants sont exposés à l’hydrocéphalie à Madagascar. Le pays est très vulnérable à la propagation de la méningite, la maladie décrétée comme cause principale de l’hydrocéphalie et qui évolue surtout dans les pays pauvres. Alors que Mada­gascar est classé parmi les pays les plus pauvres du monde. Les chiffres rapportés sont alarmants. Près de soixante-dix cas et interventions par an ont été enregistrés, ces trois dernières années. Ce sont les cas traités au niveau des hôpitaux. Faute de moyen, d’autres restent chez eux, subissant les séquelles, à savoir, la perte de la vue, le retard mental, voire la mort, car l’hydrocéphalie est fatale en cas d’absence de soins adaptés, selon les professionnels de santé. Le seul traitement de l’hydrocéphalie est chirurgical. Pour pouvoir enrayer la progression de la maladie et limiter les séquelles, il est nécessaire d’implanter une valve de dérivation sur la boîte crânienne du malade, assez tôt. Malheureusement, la valve de dérivation est hors de portée. L’intrant coûte 1 600 000 ariary dans les pharmacies. 90% des familles des malades ne peuvent pas subvenir aux coûts de ces kits de dérivation et des médicaments.

Collaboration primordiale

Pour le professeur Clément Andriamamonjy, neurochirurgien, « une collaboration avec des organisations humanitaires est primordiale pour freiner ce fléau ». Le Réseau des chambres des experts européens, département Afrique de l’Ouest (RCEEDAO) répond à l’appel. Cette organisation internationale œuvrant dans l’humanitaire et le développement socio-économique et humain fournit des kits de dérivation et des médicaments aux plus vulnérables, dans le cadre de son volet santé. Le RCEEDAO qui a lancé son opération au centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA), étend ses interventions. À l’occasion de la seizième journée de neurochirurgie qui s’est déroulée dans la province de Toliara, les 11, 12 et 13 novembre 2019, il a offert des valves, des kits de dérivation, et des médicaments de bases, aux malades qui ont été opérés dans le cadre de cet événement, au CHU d’Antanambao, grâce à la collaboration avec la Société Malgache de Neurochirurgie. « Notre participation à Toliara est une grande première. Elle va continuer dans les autres provinces de Madagascar », réitère Tahina Rajaonarison, un administrateur de l’organisation à Madagascar.