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RESTAURATION FORESTIÈRE – Des mangroves restaurés par des villageois

Les forêts de mangrove au Nord-Ouest à restaurer, selon Félix Randrianasolo.

Les forêts de mangroves au Nord-Ouest de Madagascar revivent. Des villageois reboisent ces forêts détruites.

Les champs de mangroves reverdissent à Ambilobe. Des villageois ont restauré ces forêts qui sont parties en ruine, après la fermeture de la société Sirama, en 2006. « Il y a une dizaine d’années, nous pouvions voir de ce champs de mangrove, les villages à Ampasivelo car les arbres ont été coupés. N’ayant plus de source de revenu, des villageois ont exploité les forêts de mangrove lors de la fermeture de la Sirama. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) arrive vers 2014, puis, le Programme de Protection et exploitation durable des ressources naturelles à Madagascar (PAGE2/GIZ), récemment, et nous a sensibilisé sur l’importance de cette forêt de mangroves aussi bien dans la préservation de l’environnement que dans la préservation des ressources halieutiques.», souligne Felix Randrianasolo, président des union des pêcheurs dans la zone Batan, une zone maritime qui s’étale sur les districts de Diana, d’Ambilobe, de Nosy-Be et d’Ambanja.

Depuis, ces villageois ont effectué des reboisements de mangrove. Des gardes forestiers se relayent pour assurer la patrouille à l’intérieur de la mangrove. « Près de 70% des 2 000 hectares de forêt de mangroves dont nous nous occupions, sont restaurés, actuellement. », avance Houssen, responsable de pépinière.

Dans leur pépinière, ils ont trois sortes de jeunes plants de mangroves qui se développent bien. Les jeunes plants issus des pépinières qui ont été mis en terre sur les zones déboisées, poussent bien, également. Ces villageois comptent continuer dans ce rythme. « Nous allons reboiser, incessamment, une superficie de 350 hectares dans la Baie d’Ambaro. », renchérit Houssen.

Nurseries

Cette restauration de mangrove, un composant du projet AFAFI-Nord-AF, cofinancée par l’Union européenne et le ministère Fédéral de la Coopération Écono­mique et du Développement (BMZ), contribue à la lutte contre le changement climatique. Sa bonne gestion constitue, également, une solution pour l’économie.

Les mangroves servent de nurseries aux poissons, aux crabes et aux crevettes, et vont développer ces filières. Les pêcheurs à Ambilobe commencent à constater les effets bénéfiques de la restauration des mangroves. « La récolte de crabes commence à augmenter. Pendant la forte exploitation des mangroves, la pêche du crabe a diminué de moitié.», enchaine Felix Randrianasolo.

Les villageois et les gardes forestiers soulignent, toutefois, que les forêts de mangroves sont toujours menacées. « Des exploitants illicites continuent à couper des arbres. Un a été pris en flagrant délit, il y a un mois. », lance Xavier Tsiravazara, garde forestier. Huit gardes forestiers se chargent de la patrouille de 2 000 hectares de forêts de mangroves. Ils travaillent huit jours par mois. « Il nous manque les moyens pour effectuer nos missions convenablement, comme des jumelles, par exemple.

Nous ne sommes pas motivés. Nous ne gagnons que 5 000 ariary par jour. Alors que ce métier n’est pas facile. Il y a un an, un garde forestier à Ambanja a succombé, après avoir été roué de coups par des exploitants illicites », dénoncent-ils.

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