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ANJOZOROBE – Cent-vingt arrestations pour kidnapping

Des gendarmes déployés sur le terrain pour traquer les kidnappeurs.

Depuis janvier, cinq kidnappings ont eu lieu dans le district d’Anjozorobe. Cent-vingt suspects ont été arrêtés et onze autres tués dans des échanges de tirs avec les gendarmes.

On assiste à une accalmie des kidnapping par rapport aux années précédentes dans le district d’Anjozorobe. La compagnie de la gendarmerie Imerina centrale en a enregistré cinq depuis janvier. La bonne nouvelle, tous les otages ont été sauvés et ramenés à leurs familles respectives. La mauvaise, certains d’entre eux ont forcément versé une somme faramineuse pour retrouver la liberté.

C’était à cause de l’implication d’un gendarme et d’un soldat de l’armée véreux. Ils étaient dans les coups, trahissant leurs propres collègues qui suaient sur le sauvetage des victimes et la traque des criminels. Le gendarme, un adjudant, chef de poste d’Amboasary Nord, croupit maintenant dans la maison centrale d’Antanimora. Le militaire, lui, se détend sous la belle protection de ses supérieurs.

Différents

Loin de l’incartade, les autres gendarmes continuent à chasser les ravisseurs. Un bilan précis, communiqué hier, à Ankadilalana, par le capitaine Safidiniavo Toky Andriambeloniaina, commandant de compagnie Imerina centrale, fait état de cent- vingt personnes interpellées. Les dernières arrestations sont intervenues avant-hier. Le coup de filet s’est soldé par un violent affrontement entre kidnappeurs et gendarmes. Le devin des malfrats est tombé sous les balles et un fusil de chasse récupéré. Onze présumés ravisseurs sont ainsi tués dans des accrochages depuis janvier. « Les kidnappings à Anjozorobe sont différents des autres. Ils sont nés d’un litige sur un héritage, d’un conflit foncier, d’une rancune entre collecteurs. On paye des mercenaires pour enlever son adversaire ou des membres de sa famille », explique le jeune capitaine. « Ce mois-ci, deux rapts ont été commis, car c’est la période de récoltes. Certains collecteurs veulent affaiblir leurs concurrents en les faisant kidnapper. Il se trouve également que pour d’autre enlèvement, les conflits porte sur les litiges fonciers entre voisins ».

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