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ACCOUCHEMENT – Des mères troublées avec des nouveau-nés malformés

Exposition des malformations congénitales qui peuvent survenir.

La lutte pour le droit à l’avortement thérapeutique, sécurisé se poursuit. Nifin’Akanga intensifie ses activités pour faire passer la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse.

Naissance troublante d’un bébé mort-né atteint d’anen­céphalie dans un centre de santé à Mampikony, il y a deux semaines. « Tout le monde était sous le choc en voyant le bébé. Il n’avait pas de front. Une grande partie de son cerveau, de son crâne et de son cuir chevelu ont été absents », raconte une sage-femme qui travaille dans un centre de santé privé à Mampikony, hier. Cette même sage-femme a vu la douleur d’une autre mère, affligée par la présence de cette même malformation congénitale sur son nouveau-né, il y a quatre mois. « Elle a pleuré lorsqu’elle a rencontré pour la première fois cet enfant qu’elle a tant désiré.

Le bébé n’a, malheureusement, survécu que quatre heures.», enchaîne cette source. Le mouvement Nifin’ Akanga a exposé dans le Hall de l’hôtel de ville à Analakely, hier, dans le cadre de la journée mondiale du droit à l’avortement sécurisé, de nombreux types d’anomalies congénitales, dont l’anencéphalie, pour éclairer l’opinion sur ses luttes pour l’adoption de la proposition de loi sur l’inter­ruption thérapeutique de grossesse. Ces images, interdites aux moins de 18 ans, comme il a été inscrit aux portes d’entrée du Hall, ont troublé les visiteurs. Un bébé avec un seul œil au front, un bébé sans crâne et sans cerveau, un bébé sans membres, entre autres. « Je ne supporterais pas d’avoir un enfant avec ces malformations. », lance une mère de famille, en observant les images. À Madagascar, des mères n’assument pas leur enfant né malformé, et les abandonnent.

L’un des nouveaux venus au centre d’accueil à Ambohidratrimo serait, par exemple, un enfant de quatre mois, atteint d’hydrocéphalie, abandonné par sa mère près d’un hôpital. Les malformations con­génitales ne seraient pas très fréquentes, mais elles existent. « Disons qu’il y a un cas tous les six mois », indique un gynécologue auprès du centre hospitalier universitaire de la Gynécologie obstétricale à Befelatànana. Les causes des malformations congénitales sont nombreuses, dont des infections virales, l’exposition aux radiations, la prise de certains médicaments.

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