Le renouvellement des cartes d’identité nationale (CIN) doit attendre 20 ans, et non 10. Les banques et les perceptions principales vont en être informées. Un rappel et non une nouvelle instruction. Le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (MID) a fait circuler une note sur le renouvellement des cartes d’identité nationale (CIN) au niveau des districts, en août. Cette note précise que la validité d’une CIN est de 20 ans, et non 10, comme certaines banques ou perceptions principales indiquent. « C’est une loi en vigueur depuis 1982, mais plusieurs chefs de district ne la connaissent pas. C’est donc une note d’information pour les inciter à appliquer la loi, et non une nouvelle instruction », a indiqué un responsable du ministère, ayant requis l’anonymat, hier. Selon cette source, les chefs de district ne devront plus renouveler des CIN de moins de 20 ans. « Sauf les CIN détruites et dont les inscriptions sont méconnaissables, pourront être changées », ajoute-t-elle. Des banquiers continuent à exiger, toutefois, le remplacement des cartes de plus de 10 ans. « Il y a souvent une grande différence entre la photo d’identité de la personne d’il y a 10 ans passé et celle d’aujourd’hui. Il est, de ce fait, important de la changer dans ce laps de temps, par mesure de sécurité », renchérit le responsable du MID. Service public payant Ces banquiers vont bientôt être rappelés sur cette loi en vigueur, par des notes d’informations, selon encore cette source. Une hypothèse provenant d’une source auprès de l’Imprimerie Nationale soulève que ce « rappel à l’ordre », cacherait peut-être une politique de restriction des imprimés utilisés, étant donné que l’État reste un mauvais payeur au niveau de cette société d’État. Ses dettes datant de la période de transition, sont encore impayées. « Une information verbale circule que c’est le ministère des Finances et du budget qui va payer les prochaines commandes. Si c’est confirmé, je trouve évident que les dépenses soient limitées », a-t-elle relevé. À aucun moment, le responsable auprès du MID n’a voulu reconnaître ce problème qui relie le MID à l’Imprimerie Nationale. « Il s’agissait d’une rupture de stock et le problème est déjà réglé », a-t-il soutenu. Pour le moment, ce sont les usagers qui en souffrent. Comme l’Imprimerie Nationale a cessé de donner des pochettes pour la plastification des imprimés, depuis quelques mois, toujours à cause de cette dette impayée, les districts soutirent de l’argent à ce service public. Les usagers doivent payer des sommes variant entre 200 ariary et 1 000 ariary. Dans des zones plus reculées, les usagers doivent se charger eux-mêmes de la plastification de leur CIN, comme le confie un chef district dans la région d’Alaotra Mangoro. Miangaly Ralitera
Le renouvellement des cartes d’identité nationale (CIN) doit attendre 20 ans, et non 10. Les banques et les perceptions principales vont en être informées. Un rappel et non une nouvelle instruction. Le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (MID) a fait circuler une note sur le renouvellement des cartes d’identité nationale (CIN) au niveau des districts, en août. Cette note précise que la validité d’une CIN est de 20 ans, et non 10, comme certaines banques ou perceptions principales indiquent. « C’est une loi en vigueur depuis 1982, mais plusieurs chefs de district ne la connaissent pas. C’est donc une note d’information pour les inciter à appliquer la loi, et non une nouvelle instruction », a indiqué un responsable du ministère, ayant requis l’anonymat, hier. Selon cette source, les chefs de district ne devront plus renouveler des CIN de moins de 20 ans. « Sauf les CIN détruites et dont les inscriptions sont méconnaissables, pourront être changées », ajoute-t-elle. Des banquiers continuent à exiger, toutefois, le remplacement des cartes de plus de 10 ans. « Il y a souvent une grande différence entre la photo d’identité de la personne d’il y a 10 ans passé et celle d’aujourd’hui. Il est, de ce fait, important de la changer dans ce laps de temps, par mesure de sécurité », renchérit le responsable du MID. Service public payant Ces banquiers vont bientôt être rappelés sur cette loi en vigueur, par des notes d’informations, selon encore cette source. Une hypothèse provenant d’une source auprès de l’Imprimerie Nationale soulève que ce « rappel à l’ordre », cacherait peut-être une politique de restriction des imprimés utilisés, étant donné que l’État reste un mauvais payeur au niveau de cette société d’État. Ses dettes datant de la période de transition, sont encore impayées. « Une information verbale circule que c’est le ministère des Finances et du budget qui va payer les prochaines commandes. Si c’est confirmé, je trouve évident que les dépenses soient limitées », a-t-elle relevé. À aucun moment, le responsable auprès du MID n’a voulu reconnaître ce problème qui relie le MID à l’Imprimerie Nationale. « Il s’agissait d’une rupture de stock et le problème est déjà réglé », a-t-il soutenu. Pour le moment, ce sont les usagers qui en souffrent. Comme l’Imprimerie Nationale a cessé de donner des pochettes pour la plastification des imprimés, depuis quelques mois, toujours à cause de cette dette impayée, les districts soutirent de l’argent à ce service public. Les usagers doivent payer des sommes variant entre 200 ariary et 1 000 ariary. Dans des zones plus reculées, les usagers doivent se charger eux-mêmes de la plastification de leur CIN, comme le confie un chef district dans la région d’Alaotra Mangoro. Miangaly Ralitera