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Iles éparses – La SADC prend fait et cause pour Madagascar

Le  mercredi  29  mai  2019  à  Paris,  les  présidents  Andry  Rajoelina  et  Emmanuel  Macron ont  annoncé  les  négociations  sur  la  rétrocession  des  iles  éparses  à  Madagascar.

La Grande île acquiert le soutien des États membres de la SADC pour renforcer sa demande de rétrocession des îles éparses.

La revendication malgache sur les îles éparses connait un rebondissement. Une nouvelle démarche pour la restitution de la souveraineté malgache sur les îles de l’océan Indien comprises dans son territoire maritime est acquise. Par la voie de la diplomatie régionale, Madagascar a obtenu le soutien des États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dans la suite du processus de revendication de ces îles malgaches. Durant la réunion par vidéoconférence qui s’est déroulée le 26 juin, les pays de la SADC ont manifesté leur volonté d’appuyer les efforts déjà entrepris par le gouvernement malgache dans les négociations en cours avec la France.

L’organisation régionale défend le principe de la libération des territoires africains sous occupation ainsi que toutes formes de l’emprise coloniale. Dans leur position, les États membres de la SADC s’appuient sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée le 12 décembre 1979 qui avait déclaré que « les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India font partie intégrante du territoire national de la République démocratique de Madagascar ».

Détermination

Le gouvernement malgache renforce sa détermination à reconquérir sa souveraineté sur ces îles en rassemblant tous les moyens possibles avant de continuer les négociations. L’ouverture de la diplomatie au niveau régional s’avère une bonne option, selon des expert en Relations internationales à l’instar de Julien Radanoara. La pression des pays du continent relève d’une stratégie pour réorienter les débats tout au long du processus.

Madagascar s’est opposé à l’unilatéralisme français dans son projet d’instaurer une réserve naturelle de biodiversité sur les îles Glorieuses. L’initiative du président Emmanuel Macron a été contestée au début du mois de mai, par une remise des pendules à l’heure. D’ailleurs, la riposte de la partie malgache s’étend sur l’appel à la solidarité des pays africains regroupés au sein de la SADC afin d’unir leurs forces.

3 commentaires

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  • Le contraire aurait été étonnant !!!!!
    Cela ne coûte rien de le dire et vu « la force de frappe » de la SADEC a résoudre les problêmes
    de ses propres membres ……..cela ne va pas affoler le dossier.

    Au faît, c’est quoi le plan de relance économique régionale face la crise actuelle ?
    Voilà un vrai sujet !

  • Les Iles Éparses comme toutes les îles coûtent très cher aux contribuables français..
    Mais au vu de la vaque verte en France, la restitution à Madagascar me semble bien lointaine.
    Hélas les malgaches n’arrivent pas à gérer leurs écosystèmes, trop d’intérêts divergeant.
    Ne serais ce que la déforestation, même dans les réserves!
    Et Mr Jean Ravalo a raison, le vrai problème de Madagascar sera : comment gérer la crise .
    Plus de touristes et les chinois qui exploitent vos ressources renouvelables sans vergogne.

  •  » Coup d’épée dans l’eau  » ! La SADC est une coquille vide dont la majorité des membres ne sont pas des modèles comme démocrates sur le continent . Cette organisation régionale est un ramassis d’un grand nombre de chefs d’états corrompus jusqu’à la moelle . Elle a des accointances malsaines avec la Chine qui aspire devenir une puissance maritime pour la pêche dans la zone . L’enjeu géostratégique est le contrôle du canal Mozambique avec le trafic de drogue florissant du Pakistan à l’Afrique du sud . Il y aussi les potentiels gisements d’ hydrocarbures , pétrole et gaz . La France vient d’octroyer à notre pays une aide de 15 millions d’euros par le biais de l’AFD pour amortir les conséquences socio-économiques de la pandémie . On pourrait toujours jaser là dessus ou non . Le président Français veut privilégier la négociation pour ne pas arriver à un casus belli et il considère toujours Madagascar comme un pays phare pour le rayonnement de la langue Française . La protection de la biodiversité contre la prédation et les prédateurs . Notre pays peut toujours saisir la cour internationale de justice à La Haye pour obtenir gain de cause mais ce n’est pas une garantie de restitution de ce chapelet d’îlots par La France . La situation de la base militaire Américaine de Diego Garcia faisant partie de l’archipel des Chagos constitue toujours l’objet d’un bras de fer entre l’île Maurice et La Grande Bretagne . Et ce ne sont pas tous ces pseudonationalistes chez nous qui se porteront volontaires pour aller en première ligne au front . Cette charge de La SADC sonne donc comme un pétard mouillé !

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