Faits divers

Blanchiment de Bovins – Deux délégués placés sous les verrous

Les  zébus  sans  FIB  ont  été  mis  à  la  fourrière.

Incriminés pour blanchiment de bovins au marché de bétail d’Ambovombe, deux délégués administratifs sont en prison, depuis le mercredi 24 juin.

Démasqués. Le délégué administratif d’Ambovombe et son collègue de Maroalimainty se sont fait cueillir au marché local de bétail, la semaine passée. Ils ont été trahis par la délivrance de fiches individuelles de bovin (FIB) datée et signée en blanc, un procédé jugé illégal, selon la gendarmerie.

Ils se trouvent derrière les barreaux de la maison centrale du chef-lieu de la région depuis mercredi 24 juin.

« Ils trempaient, peut être depuis bien longtemps, dans cette connivence », suppose un officier du commandement de la compagnie d’Ambovombe, au téléphone. « Nous avons mené un contrôle de FIB, au cours duquel nous avons trouvé plusieurs zébus qui n’en avaient aucun. Quatre-vingt-quinze bœufs ont dû être ramenés à la fourrière. Les deux délégués leur avaient déjà procuré des fiches alors qu’il n’y avait pas encore d’acheteur », explique le gendarme.

Impérative

Après quelques étapes de validation, certains propriétaires de bêtes gardées en fourrière ont déjà pu récupérer les leurs. Il reste onze zébus, dont la situation semble être suspecte et qui n’ont toujours pas été restitués. « Nous menons une nouvelle stratégie pour lutter contre les vols de bétail. Une vérification est impérative au marché, à l’abattoir et chez les grands éleveurs », souligne le même interlocuteur. « Nous avons constaté que les opérateurs adoptent déjà la régularisation de leur bétail. Nous nous sommes récemment rendus dans les marchés de la commune rurale de Soatsifa et d’Ambondro, et n’y avons pas trouvé de zébu. Autrement dit, les propriétaires préfèrent ne pas vendre leur bétail tant qu’ils n’ont pas fini de régulariser leurs papiers », rapporte l’autorité locale.

Si l’on s’en tient aux informations communiquées, le vol de zébus n’existe presque plus dans la circonscription d’Ambovombe et ce, depuis le contrôle systématique effectué par la gendarmerie. Cependant, certains responsables administratifs, comme l’étaient les deux prévenus, tentent encore de s’en sortir avec leurs activités délictuelles.

De son côté, le ministère public n’a pas tardé à donner une citation les concernant, celle de leur placement sous mandat de dépôt en attendant leur comparution à la barre.